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A voir : Notre-Dame del Pilar (Saragosse)

SARAGOSSE (Espagne), en latin Casarea Augusta, et Zaragoza en espagnol, jadis capitale de l'Aragon, et aujourd'hui chef-lieu de l'intendance de Saragosse. On y vénère Notre-Dame del Pilar (ou du Pilier), où les pèlerins se rendent en foule de toutes les parties de l'Espagne. Notre-Dame du Pilier, à Saragosse. Saint Jacques, dit le Majeur, frère de saint Jean, fut spécialement cher au Sauveur. Il eut le bonheur d'être témoin de sa gloire sur le Thabor, et ensuite de ses angoisses dans le jardin de Gethsémani. L'Eglise d'Espagne l'a toujours regardé comme son apôtre et son fondateur. La Providence, qui lui avait destiné la gloire insigne de remporter, le premier entre les douze, la palme du martyre, le ramena, vers l'an 44 de l'ère chrétienne, à Jérusalem. Il y souffrit en effet la mort pour le nom de Jésus-Christ. La tradition de l'Eglise d'Espagne, qui croit avoir reçu de saint Jacques la lumière de la foi, est appuyée sur les monuments les plus respectables : telles sont les anciennes liturgies de ce royaume et le bréviaire mozarabique. Elle est confirmée par saint Jérôme, saint Isidore de Séville et de nombreux docteurs dont s'honore l'Eglise d'Espagne. La mission de saint Jacques en ce pays doit se placer peu après le martyre de saint Etienne. Ainsi une année après la mort du Sauveur, cette contrée privilégiée aurait eu le bonheur de voir et d'entendre un des apôtres. Cette église conserva la foi dans les circonstances les plus critiques, et au milieu d'une infinité de persécutions qui semblaient devoir l'éteindre dans le sang. Que de martyrs n'a-t-elle pas donnés au ciel dans les premiers temps ! Quelle époque glorieuse que celle où ses généreux enfants triomphèrent de la fureur de Dacien ! Quels nobles souvenirs ne rappellent point les noms des Vincent, des Eulalie, des Léocadie, des Engraties, des Fructueux et de tant d'autres si dignement célébrés par Prudence, poête espagnol ! La chaîne des martyrs se continua sous les barbares. Envahie au Ve siècle par les impies sectateurs d'Arius, l'Espagne conserva pure et intacte la doctrine qu'elle avait recueillie de la bouche d'un apôtre. Les mahométans vinrent plus tard mettre sa foi à des épreuves dont la rigueur et la continuité auraient abattu toute force humaine. Il lui fallut lutter avec ces cruels ennemis du nom chrétien pendant six siècles, et leur arracher, au prix du sang de ses martyrs, et de ses héros, ses églises et ses provinces. Son apôtre veillait sur elle, et le sanctuaire de Compostelle, où son corps fut porté de Jérusalem, fut comme sa citadelle et son boulevard contre les ennemis de la vraie foi. Depuis les premières années du IXe siècle, où ce trésor fut découvert, ce grand apôtre a donné aux Espagnols des marques sensibles de protection. On l'a vu plus d'une fois paraître à la tête de leurs héroïques armées. Enfin, après six siècles de combats et de triomphes, l'Espagne mérita de bannir les derniers disciples de Mahomet, de jouir d'une paix glorieuse et d'étendre ses conquêtes jusque dans un monde nouveau. Un des sanctuaires les plus célèbres érigés en Espagne en l'honneur de la Mère de Dieu est sans contredit celui de Saragosse, ville archiépiscopale, située presque au centre de l'Aragon, dont elle est la capitale. L'Ebre la partage en deux parties réunies par un superbe pont. Avant les désastres que cette ville a essuyés, au commencement de ce siècle, ses églises surpassaient en magnificence et en richesse presque toutes celles de l'Espagne. La plus remarquable est l'église de Notre-Dame del Pilar, plus belle que la cathédrale, et renommée dans toute la péninsule par son sanctuaire, qui attire un grand nombre de pèlerins. La structure de cette église frappe moins les regards que la magnificence de ses décorations. Ce qui la rend surtout vénérable, c'est l'image miraculeuse de la Vierge qu'on voit dans une chapelle souterraine, de 36 pieds de longueur sur 26 de largeur. La Vierge y est placée sur un pilier de marbre; et c'est de là que vient à l'église le nom de Notre-Dame del Pilar. Elle tient son divin Fils entre ses bras. Le lieu est obscur; mais une multitude de lampes ou de flambeaux y entretiennent la lumière jour et nuit. On ne peut rien concevoir de plus riche que cette chapelle, du moins si l'on se rappelle ce qu'elle était sur la fin du siècle dernier. La niche, la couronne, le vêtement de la statue, étincelaient de pierres précieuses. Autour d'elle des anges d'argent massif tenaient des flambeaux à la main. Cinquante lampes d'argent se balançaient autour de la colonne, et mêlaient leur lumière à celle d'un grand nombre de candélabres. La balustrade était d'argent. Les murailles étaient couvertes d'ex-voto, monuments éclatants des faveurs accordées par la Vierge en ce lieu. La basilique tout entière était ornée avec magnificence. A l'entrée on voyait une chapelle dont la voûte était peinte de roses d'or; et le cantique Magnificat tracé en caractères d'or se lisait sur les murs. Les Aragonais sont persuadés que la chapelle de la Vierge remonte à l'apôtre saint Jacques, et qu'elle a été élevée du vivant de la mère de Dieu, et même par son ordre. Ils s'appuient principalement sur la tradition de la contrée; sur un missel écrit en caractères gothiques, qui renferme une messe pour la dédicace de la basilique et une oraison qu'on récitait de temps immémorial, dans laquelle ce fait est clairement exprimé; sur une bulle de Calixte III, qui, en 1456, accordant des indulgences à ceux qui visitent la Vierge del Pilar, reconnaît la merveille de sa fondation. Les Etats d'Aragon, s'étant assemblés en 1678, arrêtèrent qu'on supplierait le siège apostolique d'approuver un office avec octave, propre à la solennité de la dédicace de la Vierge del Pilar, et qu'on y insérerait l'origine de la chapelle. La demande fut faite, et à diverses reprises. Le zèle dont l'Espagne était embrasée pour la gloire de la Mère de Dieu fit de cette supplique une affaire d'un intérêt national. Elle fut appuyée auprès d'Innocent XIII, par le roi catholique lui- même, et par une foule d'évêques, d'archevêques et de chapitres. Rome, qui, en tout, et lorsqu'il s'agit du culte surtout, procède avec tant de réserve et de prudence, refusait d'admettre les leçons de l'office, telles que les présentait le député d'Aragon. Enfin on proposa de substituer à ces leçons un fragment de saint Bernard sur la dédicace des églises, qu'on terminerait par un court narré de l'origine de la sainte chapelle ; dès lors la chose ne souffrit plus de difficulté. Voici ce précis historique, tel qu'il fut approuvé dans une assemblée de la Congrégation des Rites, à laquelle assistèrent douze cardinaux. De tous les lieux qui sont pour l'Espagne un sujet spécial de dévotion, le plus célèbre sans doute est le sanctuaire consacré à Dieu sous l'invocation de Notre-Dame de Saragosse, et qu'on appelle du Pilier. Selon une pieuse et antique tradition, saint Jacques le Majeur, conduit par la Providence en Espagne, et séjournant quelque temps à Saragosse, y reçut de la Vierge une insigne faveur ; car, comme cette même tradition nous l'apprend, une nuit où, avec quelques disciples, il priait sur la rive de l'Ebre, la Mère de Dieu, encore vivante, lui apparut et lui ordonna de bâtir un oratoire. L'apôtre obéit sans retard, et, avec l'aide de ses disciples, il éleva au Seigneur, en l'honneur de la Vierge, une petite chapelle. Dans la suite des siècles, on y ajouta une église plus ample, dont on fait la dédicace dans la ville et le diocèse de Saragosse, avec la dédicace de saint Sauveur, le IVe des ides d'octobre. On ne peut se faire une idée du transport que la concession d'une telle faveur causa dans toute l'Espagne, et surtout en Aragon. A peine en eut-on reçu la nouvelle à Saragosse, que ce ne fut, de la part du chapitre, des magistrats et des universités, qu'épanchements de félicitations, que lettres d'actions de grâces au roi catholique, les citoyens inondent la ville, accourent à la basilique de la Vierge, célèbrent ses louanges, et les enfants répètent leurs chants jusque sur les places publiques. Le son des cloches, les feux d'artifice, la ville éclairée la nuit, des inscriptions, des pièces de vers, des arcs de triomphe, tous les signes ordinaires dont on se sert pour exprimer la joie, furent mis en usage pendant l'octave, la tendre piété des habitants de Saragosse envers la Mère de Dieu leur faisant regarder comme le comble de la félicité pour leur ville l'établissement, ou plutôt la confirmation d'une fête qui leur permettait de se regarder comme les enfants privilégiés, et en quelque sorte les premiers-nés de Marie en Espagne. Le pape Calixte, dans la hutte qui ouvrait le trésor des indulgences en faveur de ceux qui visitaient la Vierge de Saragosse, atteste qu'il s'opère dans son sanctuaire une infinité de miracles. Nous nous proposons d'en rapporter ici un seul. Les savants auteurs des Actes des saints le citent avec ses témoignages comme un prodige capable de convaincre tout homme qui, en fait de religion, ne s'obstine pas à fermer les yeux à la lumière. Nous ne ferons, autant que l'ordre du récit nous le permettra, que traduire leurs paroles. De notre temps, disent-ils, un jeune a homme a recouvré dans ce lieu une de ses jambes qu'il avait perdue. Ce jeune homme, nommé Michel-Jean Pellicer, âgé pour lors de dix-neuf ans, était né à Calanda, bourg de l'Aragon, de l'ordre de Calatrava. Ses parents, Michel Pellicer, laboureur, et Marie Blasco, habitaient ce bourg. Le jeune homme étant au service de son oncle, Jacques Blasco, à Castellon de la Plena, bourg du royaume de Valence, se laissa tomber d'un chariot chargé de blé, et la roue lui a brisa la jambe droite. Comme il était pauvre, aussi bien que son oncle, il fut porté à l'hôpital de Valence. Après divers remèdes qui n'aboutirent à rien, il se fil transférer au grand hospice de Saragosse et a s'abandonna aux soins de Jean d'Estanga, habile chirurgien et professeur public de médecine. Dans la sentence juridique de l'évêque, qui suit la narration de la guérison, on trouve plusieurs circonstances remarquables. On y voit que le jeune homme était plein d'amour et de confiance pour Notre-Dame du Pilier; que, transporté à Saragosse, il se présenta d'abord à son église et y reçut les sacrements; que le chirurgien en étant venu à l'amputation (et en effet il lui coupa la jambe quatre doigts au-dessous du genou, et enterra la partie coupée), dans le tourment de l'opération il invoquait la Vierge avec toute la ferveur de son âme ; que la plaie s'étant cicatrisée, il s'était traîné aux pieds de son image pour lui rendre grâces et remettre son sort entre ses mains ; que, tourmenté par la douleur qu'il ressentait au membre coupé, il se rendait à Notre-Dame du Pilier, et qu'il oignait sa jambe avec l'huile d'une des lampes qui brûlaient devant elle. Le chirurgien qui lui avait fait l'amputation lui représenta que cette huile, sauf le pouvoir de la Vierge, ne pouvait que lui nuire. Cet avis n'empêcha pas le jeune homme d'oser du même remède toutes les fois que l'occasion s'en présentait. Il était ainsi assidu à l'église de la Mère de Dieu, et il passa deux ans, connu de tout le monde, tantôt implorant le secours de la Vierge, tantôt réclamant la charité des passants. L'année 1640, désireux de revoir ses parents, il se rendit à Calanda, lieu de sa naissance ; et de là, se traînant aux villages voisins, il mendiait pour lui et pour sa famille. Le 29 mars 1641, fatigué d'avoir ramassé de l'herbe, il pose sa jambe de bois auprès du foyer où se chauffaient son père, sa mère et deux personnes du pays, et va se mettre au, lit. A onze heures de la nuit, sa mère entre dans la chambre, elle voit avec étonnement deux pieds dans le lit de son fils. Elle soupçonne qu'un soldat de la troupe qui séjourne alors dans le bourg s'est emparé de ce lit, et elle court en informer son mari. Le mari s'approche, reconnaît son fils et l'éveille. Le fils s'écrie : Je rêvais que je me trouvais dans la chapelle de Notre-Dame del Pilar, où j'oignais ma jambe avec l'huile de la lampe. Le père a aussitôt : Rends grâces à Dieu, mon enfant ; sa sainte Mère t’a rendu ta jambe. Le jeune homme l'ignorait encore. Le fruit de cet événement merveilleux se répand cette nuit-là même, et tous les habitants de l'endroit, témoins oculaires, y ajoutèrent foi. Le jour suivant, une foule considérable conduit le jeune homme à l'église. La Mère de Dieu, pour rendre le miracle plus éclatant, lui avait rendu une jambe mal tournée. Là, cette jambe reprit sa position naturelle. On vit donc avec ses deux pieds celui qui, la veille, n'en avait qu'un, et on rendit du fait témoignage public. Le jeune homme fut conduit à Saragosse ; l'affaire fut examinée judiciairement. On nomma un avocat, on interrogea les témoins, la question fut débattue, et enfin, le 27 avril 1641, le très-illustre et très-révérend seigneur Pierre Apaolara, archevêque de Saragosse, prononça que le fait était vrai, et qu'il surpassait toute force naturelle. La sentence est encore revêtue des signatures du prieur de Sainte-Christine, du vicaire général, de l'archidiacre, de l'official, du premier professeur de droit canon, de plusieurs autres professeurs et provinciaux d'ordre. Elle fut promulguée avec toutes les formes d'usage par des docteurs, et signée par le notaire et secrétaire principal de la cour ecclésiastique de Saragosse. Et s'il fallait un nouveau témoignage, nous ajouterions, avec les Bollandistes celui de Jérôme Brizius, qui parle de la sorte : Par ordre de M. Gabriel de Aldama, vicaire général de Madrid, j'ai lu l'opuscule touchant le miracle étonnant et inouï dans notre siècle, opéré par Notre-Dame del Pilar. Je sais qu'il est vrai. J'ai connu d'abord le jeune homme à Saragosse, lorsque, privé d'un pied, il demandait l'aumône à la porte de l'église de la Vierge, et je l'ai vu plus tard à Madrid, où Sa Majesté Catholique l'a fait venir, marcher sur ses deux pieds. J'ai vu la marque que la bien heureuse Vierge a laissée pour attester l'incision ; et les autres Pères de ce collège royal de la Compagnie de Jésus l'ont vue comme moi. J'ai connu les parents du jeune homme, qu'assistaient les chanoines de Notre-Dame del Pilar ; j'ai connu le chirurgien qui fit l'amputation. Cette relation a été écrite avec une élégance qui la rend digne de paraître au jour, pour la gloire de Dieu, la confirmation de notre foi et la confusion des hérétiques. Tel est mon jugement. A Madrid, au collège de la Compagnie de Jésus, le 12 mars. C'en est assez sans doute pour convaincre tout esprit de bonne foi; c'en est assez pour nous remplir de confiance dans la sainte Mère de Dieu.

Source : BDV
Avertissement : ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. O tempora, o mores... cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.

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