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AVIATION

aviation vol Comme le témoigne la légende d’Icare, les origines de l’aviation sont liées au désir ancestral des hommes de s’élever dans les airs. Ce n’est pourtant qu’à la Renaissance, avec les expériences de Léonard de Vinci, qu’une première véritable étude sur le vol humain est menée. Il convient de noter que l’histoire de l’aviation est indissociable des progrès de la science. Le premier vol est contesté : il s’agit de celui de Clément Ader, en 1890. Quatorze ans plus tard, les frères Wright réussissent un premier vol contrôlé sur une plage de Caroline du Nord. En 1909, Louis Blériot accomplit l’exploit de la traversée de la Manche.

Les deux Guerres Mondiales contribueront de façon notable aux progrès de l’aviation, qui fait dès lors partie de la civilisation mécanique. Seuls les pays au fort potentiel industriel sont aujourd’hui en mesure de posséder une véritable aviation.

Aviation : Des origines à 1914

aviation soleil Avant d’envisager de voler, le premier problème de l’homme a été de quitter le sol. Dès l’Antiquité, Aristote et Galien s’intéressent à la question et les poètes célèbrent le malchanceux Icare. Ce n’est que vers 1500 que le florentin Léonard de Vinci étudie le problème de façon scientifique à travers des milliers de pages d’écriture et des centaines de dessins : il y pressent l’hélicoptère et le parachute. Au XVIè siècle, les cerfs-volants chinois sont introduits en Europe par l’anglais Bate. En 1673, Besnier, un artisan du Mans, serait parvenu à voler. En 1742, le marquis de Bacqueville aurait survolé la Seine sur plusieurs centaines de mètres, à Paris. En 1783 les frères Montgolfier découvrent l’aérostat, qui engendrera, à cause de l’engouement que cette découverte suscite pour les « plus légers que l’air », un retard sur les recherches visant au développement des « plus lourds que l’air ».

C’est en 1796 que sir Cayley, considéré par les anglais comme l’inventeur de l’aéroplane, construit un hélicoptère en se basant sur les travaux des français Launoy et Bienvenu. En 1799, il représente les différentes forces aérodynamiques sur un profil d’aile. En 1808 il dessine un « ornithoptère » et en 1809 il construit un planeur. C’est lui qui par la suite focalisera l’attention des chercheurs sur l’importance des données aérodynamiques. Quelques années plus tard, Stringfellow réussit à faire voler pour la première fois de l’histoire un aéroplane à vapeur modèle réduit. En 1856, le français Le Bris réalise les premiers essais de planeur avec passager.

En 1862, Gabriel de La Landelle invente le terme « aviation » et Ponton d’Amécourt un hélicoptère à vapeur. C’est finalement en 1890 qu’arrive celui qui est considéré comme le premier vol de l’histoire, effectué par Clément Ader. Dès 1903, les frères Wright réitèrent l’exploit à Kitty Hawk, en Caroline du Nord. Tous les pionniers de cette époque héroïque s’adonnaient avec passion à leurs recherches sur l’aviation, risquant souvent leurs vies et leurs fortunes. Leurs découvertes respectives profitant à tous, c’est finalement tous ensemble qu’ils ont fait progresser l’aviation. Petit à petit, les théoriciens et les « aviateurs » travaillent main dans la main dans de nombreux pays : Angleterre, Danemark, Russie, Italie, France et Pologne. Leur difficulté principale est de réussir la mise au point d’un moteur léger et puissant. C’est le brésilien Santos Dumont qui va y parvenir, inscrivant ainsi son nom à la première ligne du palmarès des records d’aviation homologués par l’Aéro-Club de France et la FAI (Fondation Aéronautique Internationale). C’est en 1906 que Santos-Dumont s’attribue les 3 premiers records du monde : la durée, la distance et la vitesse, pour des vols d’une hauteur moyenne de 6m.

En 1909, c’est l’exploit de la traversée de la Manche par Louis Blériot, en 37 min, sur un Blériot équipé d’un moteur de 25 CV. L’année suivante, le record d’altitude passe de 1000m à 3000m, la vitesse de 100km/h est dépassée ainsi que les 500km de distance. Toujours en 1910, Geo Chavez réussit la traversée des Alpes, mais se tue à l’atterrissage. C’est en 1911 que des avions seront employés pour la première fois à des fins militaires sur le front de la Tripolitaine. L’aviation s’impose peut à peu au grand public, et rien que pour l’année 1911, plus de 1000 avions ont été construits dans le monde, et 8000 hélices consommées (elles étaient en bois). Très vite, le métal fait son apparition dans l’aviation. Petit à petit, de nombreux constructeurs ouvrent des usines dans les pays du monde entier, parmi lesquels De Havilland et Avro en Angleterre, Morane-Saulnier en France ou encore Fokker au Pays-Bas. En 1912, Roland Garros traverse la Méditerranée à bord d’un Morane : en 7h53 de vol, il parcourt la distance qui sépare St Raphaël de Bizerte. En juillet 1914, le pilote allemand Reinhold Boehm effectue un vol de plus de 24h. Un mois avant le début de la Première Guerre Mondiale, les progrès réalisés en quelques années par l’aviation sont incroyables.

Aviation : L’entre deux Guerres

aviation soleil Les nations impliquées dans le conflit disposent d’un surplus d’aviation militaire : ils vont alors s’appliquer à adapter ces appareils aux liaisons civiles. Pourtant, avant de définir des liaisons aériennes, il reste encore des terres à explorer et des océans à traverser. C’est ainsi que naîtra l’époque des grands raids. En 1919, des hydravions de la marine américains réussissent la traversée de l’Atlantique. C’est également à partir de cette année que les compagnies aériennes commencent à définir leurs réseaux. En 1924, une nouveauté non négligeable voit le jour dans l’histoire de l’aviation : les surplus de la guerre sont épuisés, et les constructeurs envisagent la construction d’avions entièrement dédiés au transport. Dans le même temps, l’idée du tourisme aérien s’impose progressivement. A la fin des années 1920, l’aviation est véritablement entrée dans les mœurs. En 1928, le ministère de l’aviation est fondé en France. En septembre 1930, Paris et New York sont reliés en 37h18m sur un Breguet. La même année, c’est la traversée de l’Atlantique Sud au cours d’un vol commercial sur l’hydravion Laté 28. C’est à partir des années 1930 que l’aviation franchit une étape capitale au niveau de la sécurité et de la gestion des imprévus. En 1931, les américains Pangborn et Herndon réussissent la traversée du Pacifique sans escale entre le Japon et Seattle.

En 1933, plusieurs compagnies aériennes fusionnent, donnant ainsi naissance à Air France, qui dispose à l’époque d’une flotte de 260 avions pour près de 40 000km de réseau. Dès 1935, les nations délaissent le transport de passagers et les exploits pacifiques et préparent leur aviation de guerre. La même année sort le célèbre DC-3 de Douglas, qui connaîtra une carrière brillante et permettra de rendre l’aviation rentable.

Aviation : L'aviation contemporaine

C’est à la fin des années 1970 que l’aviation commerciale commence à revêtir la forme qu’elle a encore actuellement. La constante baisse des tarifs ainsi que la mise en circulation d’avions toujours plus performants ont permis à ce secteur de l’aviation de maintenir une progression constante du trafic au fil des années. Si les avancées technologiques ont permis de rendre les avions toujours plus légers, et de les doter d’une meilleure aérodynamique et de moteurs permettant de réduire de façon notable la consommation de carburant, la vitesse est un segment de l’aviation commerciale qui n’a plus connu de progrès notables. Les avions actuellement en circulation possèdent la même vitesse de croisière que les premiers jets des années 1950. Le vol supersonique ne s’est donc pas généralisé sur les vols long-courriers malgré le lancement du programme franco-britannique du Concorde en 1962. La production en série de ce fleuron technologique ne se limitera finalement qu’à 16 appareils, qui serons utilisés jusqu’en 2003. L’une des raisons de ce semi échec est le prix du carburant, qui, s’il était dérisoire à l’époque, a connu une augmentation considérable depuis. L’avionneur soviétique Tupolev, qui avait conçu un autre avion supersonique, le Tu-144, n’a pas eu davantage de succès. Avec les années, le secteur de l’aviation commerciale s’est progressivement partagé entre deux géants de l’aéronautique : l’américain Boeing et l’européen Airbus, sauf pour la construction d’avions régionaux, produits par le canadien Bombardier, le brésilien Embraer et le franco-italien ATR. Aujourd’hui, les russes et le chinois espèrent se faire une place au sein de ce marché prometteur.

aviation soleil Sur le marché des avions long-courriers, les deux avionneurs se livrent une bataille sans merci, même si leur vision de l’avenir, et par conséquent les projets d’avions qu’ils développent, sont différentes. Face à l’augmentation régulière du trafic mondial et du nombre de voyageurs, Airbus mise en effet sur la mise en service d’appareils à la capacité accrue avec le célèbre A380, qui peut accueillir de 555 à 800 passagers. Boeing, au contraire, mise sur la multiplication des liaisons directes et donc sur l’emploi d’appareils de capacité moyenne avec son B787. Le secteur de l’aviation commerciale, s’il jouit d’une croissance importante, n’affiche pourtant qu’une rentabilité très faible, notamment à cause de sa fragilité face aux aléas conjoncturels, monétaires et même géopolitiques. Ainsi, de nombreuses crises ponctuent l’histoire du secteur de l’aviation commerciale, notamment celles qui ont suivies les chocs pétroliers, les guerres du Golfe, ou encore les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Selon l’Association du Transport Aérien International (I.A.T.A) fondée en 1919 à La Haye, le bilan de l’aviation commerciale de 2001 à 2005 fait l’état de pertes colossales de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Pourtant, il existe un segment de l’aviation commerciale qui ne connaît pas la crise : c’est celui des compagnies low-cost. Ces dernières affichent en effet des taux de croissance remarquables et sont très rentables.

Le concept des compagnies à bas prix vient des Etats-Unis, avec la Southwest Airlines qui reste la référence absolue de ce secteur de l’aviation. En Europe, les compagnies Ryanair et Easyjet se partagent le marché et connaissent un prompt succès qui se traduit par une croissance de plus de 20% par an. Si l’aviation commerciale est aujourd’hui principalement régie par les impératifs de sécurité qui l’accompagnent, les chercheurs et les ingénieurs du secteur continuent d’innover. Le secteur spatial s’est également développé, et l’Europe est un véritable acteur de ce développement puisqu’elle se positionne à la première place du marché des mises en orbite de satellites commerciaux mais également scientifiques. Quant aux Etats-Unis, malgré la crise connue par la NASA suite à des accidents, ils continuent la construction de la station spatiale internationale en partenariat avec des nombreux pays, dont l’Europe et la Russie.

L’aviation militaire a elle aussi évolué : des appareils sans pilotes, appelés drones, ont vu le jour. Leurs performances élevées et leur fiabilité leur permettent d’effectuer tout type de missions sans risquer d’engager des vies humaines. L’aviation commerciale, contrairement au secteur de l’aérospatial, a développé peu de partenariats. Cependant, certaines grandes compagnies ont créé des alliances aériennes leur permettant de se regrouper. Les principales sont Skyteam (Air France, Delta Airlines, Aeromexico, KLM…), Oneworld (British Airways, American Airlines, Finnair, Cathay Pacific…) et Star (Air Canada, BMI, Lufthansa, US Airways…)

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Aviation : L'après guerre

Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale commence ce qui sera par la suite désignée comme « l’ère du jet », qui marque le développement massif de l’usage du jet ou de sa combinaison avec celui de l’hélice dans le cas du turbopropulseur. Ce progrès entraîne de nouveaux besoins, et de nombreuses nouvelles techniques voient le jour : ailes en flèche, assistance au décollage ou encore pressurisation. Le tout premier avion à réaction français, un SO 6000 Triton, vole en novembre 1946. La nature des recherches effectuées dans le domaine de l’aviation change : on privilégie l’automatisation et la planification. De nouveaux métaux et matériaux sont utilisés : titane, composites, plastiques et fibres de verre. Les avions deviennent plus légers, permettant ainsi de gagner du poids mais également de l’argent. Les ailes deviennent plus perfectionnées : flèche accentuée, évolutive ou encore inversée, elles s’adaptent à la vitesse de l’avion. La navigation aux instruments se généralise : les systèmes à inertie ne se réfèrent qu’à l’espace absolu, supprimant ainsi la nécessité de quelque calcul que ce soit.

Dans les années 1970 – 1980, la crise pétrolière touche le secteur de l’aviation. Elle entraîne entre autres le développement d’appareils moins lourds équipées de moteurs moins puissants qui réduisent la consommation de carburant. Dans le domaine de l’aviation militaire, l’apparition de la bombe atomique et de la bombe à hydrogène a changé la donne. L’avion passe du statut de simple vecteur de dissuasion à celui d’engin perfectionné capable d’espionner et d’intervenir avec des bombes, missiles ou parachutistes, grâce à des vitesses très élevées et une mobilité d’emploi accrue. Des modèles tels que le Mirage du français Dassault-Breguet, les F15 et F18 de l’américain Mc Donnel Douglas ou encore les Draken et Viggen du suédois Saab s’illustrent dans ce secteur. L’avènement du transport de masse débute en 1970 avec la mise en service du Boeing 747, d’une capacité de 400 passagers, et se poursuit en 1974 avec celle de l’Airbus A300, d’une capacité de 250 passagers.

Aviation : La Première Guerre Mondiale

Depuis mars 1912 la France dispose d’une loi sur la création de l’Aéronautique militaire, et, la même année, les anglais ont créé le Royal Flying Corps, prédécesseur de la R.A.F. Au commencement de la guerre, l’aviation n’est considérée que comme un moyen d’information, son caractère offensif ne prendra véritablement forme qu’en 1918. Au fil du conflit, les progrès sont continus et les avions commencent à se spécialiser : certains sont destinés au bombardement et d’autres à la chasse. En 1917, les effectifs de l’aviation des pays en guerre ont considérablement augmenté et l’hypothèse d’un usage en masse des bombardiers pour une action offensive fait son apparition.

Aviation : La Seconde Guerre Mondiale

En 1939, le Reich dispose d’une flotte de 3500 appareils alors que la France et la Grande-Bretagne ne peuvent en aligner que 2500. Dès le début de cette guerre, qui deviendra mondiale en l’espace d’une année, les aviateurs et les parachutistes jouent un rôle déterminant. Les exigences de l’aviation de guerre vont conduire les constructeurs a effectuer de nombreux progrès : avions résistants aux différents climats et obstacles, capables de décoller et d’atterrir sur n’importe quel terrain, et possédant des instruments de navigation très perfectionnés. Petit à petit, les avions se spécialisent. Aux côtés des avions de bombardement, de chasse et de reconnaissance, on rencontre des planeurs conçus pour transporter les troupes ou encore des bombardiers de précision. Pendant les 5 années que dure le conflit, près de 700 000 avions sont construits. De nombreuses innovations sont mises au point : radars, turboréacteurs, fusées, équipements de bord et instruments de navigation.

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