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A voir : Notre-Dame de la Délivrande de Caen

CAEN (France), chef-lieu du département du Calvados. Près de cette ville célèbre se trouve le pèlerinage de Notre-Dame-de-la-Délivrance. Voici ce que nous en lisons dans un ouvrage que nous avons plusieurs fois cité : La Normandie, connue d'abord sous le nom de Neustrie, fut éclairée des lumières de la foi, ainsi que les autres provinces septentrionales des Gaules, du troisième au quatrième siècle. On rapporte que saint Regnobert, second évêque de Bayeux, fit agrandir, vers la fin du quatrième siècle, l'église élevée par saint Exupère, et qu'il en fit construire lui-même plusieurs autres. On croit que ce fut lui qui fit bâtir la chapelle de Notre-Dame-de-la-Délivrance, située à une demi-lieue de la mer, à trois lieues de Caen, où se fait ce pèlerinage que les miracles opérés dans les siècles passés, comme de nos jours, rendent si célèbre, et où ils attiraient naguère tant de pèlerins des provinces même les plus éloignées du royaume. Ce sanctuaire ne put autrefois arrêter la fureur aveugle des Normands, ou peuples du Nord, encore plongés dans les ténèbres du paganisme. On sait assez à quels excès se porta leur férocité avant que le christianisme eût opéré le prodige si éclatant de leur civilisation. Vers l'an 830, Hansting, leur chef, détruisit la chapelle de Marie. Ils continuèrent leurs incursions jusqu'à Charles le Simple arrière-petit-fils de Louis le Débonnaire. Charles céda la Neustrie à Rollon leur chef, à condition qu'il recevrait le baptême, et lui donna Giselle sa fille en mariage. La conversion de Rollon fut sincère. De conquérant il devint législateur. Les Normands une fois chrétiens joignirent au mérite de la valeur, qui ne cessa point de les distinguer, celui d'un zèle généreux pour la religion. Ils firent bâtir de magnifiques églises tant en France, leur nouvelle patrie, que dans l'Angleterre, qui devint leur conquête : ils s'illustrèrent à jamais dans les expéditions de terre sainte ; et, fixés dans le royaume de Naples et de Sicile, ils devinrent plus d'une fois le boulevard de l'Eglise romaine. Cependant la statue du sanctuaire renversé dans une des premières invasions des Normands, avait disparu. Elle resta cachée pendant deux siècles. Ce ne fut que sous le règne de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, qu'elle fut retrouvée. Le savant Huet, évêque d'Avranches , n'hésite pas à reconnaître un trait de Providence et quelque chose de merveilleux dans la découverte de cette image. La chapelle fut rebâtie. Il y eut dès lors un grand concours. Dès ce moment, et dans les âges suivants, la piété généreuse des fidèles y multiplia les offrandes, et n'oublia rien de ce qui pouvait contribuer à embellir le sanctuaire de la Reine des cieux. Le service divin s'y faisait dans le dernier siècle avec cette majesté qui inspire aux peuples le respect et l'amour de la religion. La chapelle avait pour supérieur un chanoine de la cathédrale de Bayeux, et elle était desservie par les prêtres d'un séminaire épiscopal qu'on y avait établi. On y célébrait les saints mystères à cinq autels, dont le principal était enrichi de beaucoup d'argenterie. Treize lampes d'urgent brûlaient en l'honneur du Fils de Dieu et de sa sainte mère. C'en était assez pour attirer l'orage sur cet illustre monument de la piété de nos aïeux, à une époque si triste de nos annales. Ici, comme en tant d'autres lieux, la révolution du XVIIIe siècle renouvela les dévastations des hérétiques du XVIe. Le Seigneur a permis cependant qu'il échappât à sa fureur assez de monuments pour attester les faveurs étonnantes et multipliées qu'il se plaisait à répandre dans ce sanctuaire élevé la gloire de sa sainte Mère. Des captifs, esclaves chez les Turcs, délivrés miraculeusement, avaient fait hommage de leurs fers à la Vierge de ce lieu. On y conserve toute sorte de vœux. Il en est même qu'ont offerts des hétérodoxes sauvés du naufrage. Comme ce sanctuaire n'est pas loin de la mer, les navires catholiques le saluent dès qu'il s'offre à leurs regards. Marie en a tant sauvé dans la tempête ! On veut même que de là dérive le nom de Notre-Dame-de-la-Délivrande qui lui a été donné dans des temps très-reculés. Les faveurs que le ciel y accorde encore aujourd'hui montrent que le bras du Seigneur n'est pas affaibli, et que l'œil de Marre est toujours ouvert sur ceux qui viennent l'invoquer dans ce lieu révéré. Une dame de haut rang y a obtenu, ces dernières années, sa guérison d'une manière qui tient du prodige. Mais, entre tant de laits, nous citerons de préférence un trait de protection qui a eu pour objet, non une seule personne, mais toute la contrée; trait qui brille de plus grand éclat et qui ne peut qu'exciter nos cœurs à recourir à Marie, dans nos afflictions, avec le sentiment d'une vive confiance. Nous ne saurions mieux faire que d'insérer ici la narration textuelle qu on en lit dans l'Ami de la Religion : On sait que la Délivrande est un lieu de pèlerinage, situé à trois lieues de Caen et fréquenté dans tout le pays. Il y existe une chapelle où l'on conserve une statue de la sainte Vierge, très-vénérée des fidèles. Ce bourg, qui n'est point une paroisse renferme douze cents habitants. Il fait partie des paroisses de Douvres et de Luc, entre lesquelles il est divisé. Le choléra s'y manifesta le dimanche 8 juillet (1832), et quoique chaque jour il parût prendre de l'intensité, au 1er août il n'avait encore enlevé que quatorze habitants. Mais alors le fléau s'accrut. Tous les jours on comptait plusieurs morts et grand nombre de nouveaux cas. La terreur s'empara des habitants ; plusieurs prirent la fuite et se retirèrent où l'on voulut bien les recevoir. D'autres, repoussés, s'établirent dans la campagne, sous des tentes qu'ils y dresseront. Beaucoup de malades furent abandonnés par leurs propres parents, et l'on ne trouvait plus personne pour enterrer les morts. Ce fut alors que les religieuses du couvent des pauvres orphelines de Marie, établi à la Délivrande, sollicitèrent de Mgr l'évêque de Bayeux une dispense momentanée de leur sévère clôture, afin d'aller au secours des femmes, sur lesquelles l'épidémie exerçait particulièrement ses ravages. Le prélat le leur permit. On les vit alors prodiguer le jour et la nuit leurs soins aux malades et surtout aux pauvres, ensevelir les morts, et mériter l'admiration et la reconnaissance par leur dévouement. La Providence les protégea, et le fléau qui était à leurs portes ne pénétra point dans leur maison. Les habitants consternés tournèrent leurs pensées vers la sainte Vierge, et demandèrent qu'il fût fait une procession en son honneur. Leur demande fut transmise à Mgr l'évêque par les prêtres auxiliaires qui desservent la chapelle et par MM. les curés de Douvres et de Luc. Le 14 août, le prélat ordonna que la procession eût lieu, et qu'on y portât la statue vénérée. L'ordonnance est à la tête de l'imprimé. Cette nouvelle ranima le courage des habitants. Ils élevèrent des reposoirs. Le lendemain, ceux qui avaient pris la fuite rentrèrent dans leurs maisons. Les habitants de Douvres et de Luc qui, depuis quinze jours, avaient cessé de venir à la Délivrande, s'y rendirent pour le moment de la procession qui, contre toute attente, se trouva très-nombreuse. Il y avait près de mille hommes et des femmes à proportion. Le bon ordre et le recueillement régnèrent pendant la cérémonie. Nous avions déjà parlé de cette procession dans le numéro cité, mais nous n'avions donné qu'une idée imparfaite de ce qu'elle avait de touchant. La statue de la sainte Vierge était portée sur un brancard bien orné, et elle parcourait les rues du bourg. Les cœurs étaient émus à ce spectacle inusité ; on ne pouvait retenir ses larmes ; des vœux ardents s'élevaient vers le ciel. Les malades s'étaient fait envelopper de couvertures et transporter A leurs portes, où ils répétaient avec ferveur : Salut des infirmes, priez pour nous. La foule était si considérable, que l'on fut obligé de donner la bénédiction du saint sacrement sur un reposoir élevé au haut de la place, qui se trouva couverte de fidèles à genoux. Leur confiance ne fut point trompée. La mort, depuis le 1er août, enlevait tous les jours plusieurs personnes; du 5 au 15 elle en avait frappé quarante-sept; et chaque soir on comptait de cinq à huit nouveaux cas, La mort suspendit subitement ses coups. Le 16, ni morts, ni cas nouveaux. Parmi les malades qui existaient encore et qui étaient au nombre d'environ cinquante, vingt étaient en danger : et sur ces vingt, neuf venaient de recevoir les secours de la religion. Plusieurs, de l'aveu des médecins, ne laissaient aucune espérance. Cependant, pas un n'a succombé. Le lendemain, les médecins reconnurent publiquement qu'il s'était opéré un changement extraordinaire dans le physique comme dans le moral de leurs maladies. Ceux-ci sont entrés en convalescence ; et elle a été si prompte, qu'ils ont pu, peu de jours après, venir témoigner leur reconnaissance à la sainte Vierge. Cependant il faut dire qu'une petite fille, administrée depuis huit jours, mourut le 19; et qu'un homme, qu'on a taxé d'imprudence, fut emporté du choléra le 26. Sauf ces deux cas, et un troisième très-douteux sur on enfant de huit ans, il est de notoriété publique que, depuis le jour de l'Assomption, l'état sanitaire du bourg est parfait ; et que les habitants des paroisses voisines attaquées du fléau, viennent s'y réfugier comme dans un port de salut. Les habitants de la Délivrande demandèrent à faire une neuvaine publique d'actions de grâces, et à célébrer une fête en l'honneur de la Conception immaculée de la sainte Vierge, qui avait particulièrement excité leur dévotion pendant leur désastre. Les ecclésiastiques dont nous avons parlé transmirent ce vœu à Mgr l'évêque, qui y accéda. La neuvaine fut très-suivie, et le prélat vint lui-même en faire la clôture. Il officia pontificalement le dimanche 23 septembre, et présida à une procession solennelle d'actions de grâces. Les processions nombreuses de Douvres et de Luc, qui se rendirent à la chapelle pour le moment du départ, la foule accourue des paroisses voisines, la communion distribuée à cinq cents fidèles, les marques de foi et de respect qu'a données ce peuple, montrent assez quelle est l'opinion publique sur le fait de la cessation du fléau. Les moins religieux avouent que la chose n'est point naturelle. Le lendemain 24, Monseigneur célébra un service solennel pour le repos des âmes victimes du choléra. Toute cette relation est extraite du rapport adressé à Mgr l'évêque de Bayeux par trois ecclésiastiques témoins de tout ce qui s'est passé. Mgr l'évêque communiqua ce rapport au médecin de Caen chargé par le préfet de donner ses soins aux cholériques de la Délivrance. Le docteur l'a jugé très-exact, et, dans sa réponse, il atteste que la procession fut évidemment la cause de la cessation de l'épidémie. Cette réponse est remarquable. Elle ajoute une grande force à la relation des trois ecclésiastiques. La protection et les faveurs de Marie ne se seraient pas certainement bornées à la Délivrance, si ailleurs on eût eu recours à elle avec la même ferveur et la même confiance. Plus récemment encore Marie a vu prosterné à ses pieds, dans ce même sanctuaire, un illustre prélat. Mgr de Quélen, archevêque de Paris avait formé, trois ans auparavant, un vœu dans la chapelle de Notre-Dame-de-la-Délivrance, à l'effet d'obtenir une grâce signalée qu'il sollicitait depuis vingt ans. Ayant été exaucé, le prélat s'est rendu en pèlerinage le 7 septembre 1838, au bourg de la Délivrance, accompagné de l'évêque diocésain. Mgr de Quélen venait offrir, en signe de reconnaissance, une statue en bronze. Le samedi, fêté de la Nativité, la statue, fixée sur un brancard orné de fleurs, a été portée processionnellement par les orphelins de Marie, de la maison des missionnaires à la chapelle de la Délivrance, au chant des litanies de la Vierge, et au milieu d'un grand concours de prêtres et de fidèles de toutes les parties du diocèse. A la suite de l'image de Marie, marchaient les deux prélats, accompagnés d'un grand nombre d'ecclésiastiques distingués. La statue ayant été placée au lieu qui lai était destiné, a été bénite solennellement, et exposée à la vénération du peuple. Le lendemain l'image offerte à Marie a été portée en triomphe au monastère de Notre-Dame-de-la-Charité. Là, après le chant du Sub tuum, Mgr l'archevêque s'étant prosterné devant la sainte image, en a baisé les pieds avec respect. A trois heures, la statue a été placée avec la plus grande solennité dans l'intérieur du cloître, sur une colonne élevée à la gloire de Marie. Là, du haut d'un tertre, Mgr l'archevêque s'est livré au noble élan d'un cœur qui, tout enflammé de reconnaissance et d'amour en vers Marie, désirait célébrer ses louanges ; et il est venu terminer la fête par le chant des vêpres, au sanctuaire de la Délivrance. Cette statue a trois pieds et demi de hauteur. Elle est admirable par son exécution. La tête de la Vierge est surmontée d'une couronne dorée ; ses pieds, soutenus par un globe de bronze, comme la statue, écrasent le serpent infernal. Ce globe est porté sur un nuage de même métal. Sur le devant du globe, on lit en lettres majuscules, brillantes et dorées : VIRGO FIDELIS. Et plus bas en lettres gravées : CONGRATULAMIM MIHI ; INVENT OVEM MEAM QUÆ PERIERAT. 17 MAII 1838. Au côté opposé du globe est celte inscription ; VX VOTO HYACINTHI LUDOVICI DE QUELEN ABCHIEPISCOPI PARISIENSIS PRO SALUTE AETERNA PRINCIPIS DE TALLBYRAND AD RECONCILIATIONSEM RITE ADMISSI AC PERSE VERANTIBUS POENITENTIAE SIGNIS DEFUNCTI. 17 MAII 1838.

Source : BDV
Avertissement : ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. O tempora, o mores... cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.