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A voir : Sanctuaire de Notre-Dame de Mont-Serrat à Mont-Serrat

« La foule des pèlerins qui s'y transporte (dit le pieux auteur des Pèlerinages aux sanctuaires de la Mère de Dieu), les faveurs qu'ils obtiennent de La Reine des vierges, l'impression de sainteté qu'on ressent sur ce mont célèbre, ont fait mettre par le savant Canisius ce pèlerinage au premier rang de ceux que la piété a érigés en tant d'endroits en l'honneur de Marie. Sa gloire est telle, qu'il ne le cède guère qu'à celui de Lorette ; il est même plusieurs contrées du monde chrétien qui ont voulu en posséder au moins l'image, et qui ont établi des chapelles ou des congrégations sous le titre de Notre-Dame de Mont-Serrat. » Ce sanctuaire, comme nous l'avons déjà dit, est en Catalogne, à sept lieues de Barcelone. Il se présente sur une montagne qui peut avoir quatre lieues de circonférence. Cette montagne est très-escarpée, et d'une élévation qui la fait remarquer dans la branche des Pyrénées dont elle fait partie. Quand on est parvenu sur le point le plus haut, les monts voisins semblent presque de niveau avec la plaine. Du reste, le voyage est en lui-même du plus grand intérêt. Il est peu d'endroits d'un aspect aussi pittoresque que celui-ci. Partout s'offrent aux yeux étonnés mille variétés agréables, mille jeux de la nature. Elle s'est plu, ce semble, à réunir et à opposer les horreurs et les beautés. La hauteur elle-même est comme coupée et sciée en forme de pointe de pyramide. C'est de là qu'elle tire son nom de Mont-Serrat. Vous trouvez ici une solitude sauvage et riante, hérissée de rochers et couverte de fleurs ; tantôt aride et desséchée par les ardeurs du soleil, tantôt ornée de touffes d'arbres verdoyants, surtout de chênes majestueux. Ici règne un calme profond. Le silence n'y est interrompu que par le ramage des oiseaux, qui trouvent leurs délices dans un lieu si paisible et si agréable, et par le bruit des ruisseaux, qui tombent, en cascade ou en douce pluie, de mille rochers. Du sommet de la hauteur, nous jouirons du plus vaste horizon. Nos regards planeront en liberté sur toute l'étendue de la plaine jusqu'à Barcelone : ils embrasseront une immense étendue sur la mer, et si le ciel est sans nuage, les îles Baléares nous apparaîtront dans le lointain comme un fantôme qui s'élève du sein des ondes. Voici comment le même auteur des Pèlerinages raconte l'origine de celui-ci : « Mais comment eut-on l'inspiration de placer un pèlerinage sur les flancs de cette montagne si élevée? Je vous en instruirai à mesure que nous gravirons cette pente. L'histoire nous montre l'Espagne envahie à diverses époques par les Sarrasins. Guifred ou Geoffroy, comte de Barcelone, surnommé le Velu, parvint à les chasser de Manresa, de Mont-Serrat et des contrées voisines. Sa piété lui inspira dès lors le dessein de restaurer les églises que les infidèles avaient profanées. C'était vers l'an 888. Il fit diverses donations au monastère de Rive-Brune (Rivipullense), qu'il avait fondé en faveur de l'ordre de Saint-Benoit. Entre autres biens, il lui accorda la possession de l'église bâtie sur le sommet de Mont-Serrat, comme le témoigne l'acte de donation, confirmé par Lothaire, roi des Français. Le sanctuaire de la Vierge de Mont-Serrat existait donc à cette époque. Il remontait par conséquent à des temps antérieurs à l'invasion des Sarrasins en 825. Ces barbares n'auraient ni élevé ce monument, ni souffert que le christianisme, opprimé par leur sceptre de fer, l'élevât sous leurs yeux. Il est donc croyable que cette église fut bâtie avant l'entrée des Maures en Espagne, qui eut lien l'an 714. Une image miraculeuse de la Vierge, trouvée, dit-on, dans les cavernes de la montagne, donne au culte qu'on lui rend une origine des plus mystérieuses. Ce fait, rapporté par les écrivains de Catalogne, est principalement fondé sur une inscription de l'année 1239, conservée dans le couvent, au-dessus d'un grand tableau du même temps. Il est dit qu’en fin 880, sous le gouvernement du comte de Barcelone Geoffroy le Velu, trois jeunes bergers ayant vu un soir descendre du ciel une grande clarté et entendu dans les airs une musique mélodieuse, en instruisirent leurs parents. Le bailli et l'évêque de Manresa s'étant rendus avec toutes ces personnes dans l'endroit indiqué, virent aussi la lumière céleste ; et, après quelques recherches, ils découvrirent l'image de la Vierge, qu'ils voulurent transporter à Manresa ; mais étant arrivés au lieu où est actuellement le monastère, ils ne purent aller plus loin. D'où venait cette image que le ciel fit découvrir d'une manière si merveilleuse, si nous en croyons l'ancienne tradition? Nous avons insinué qu'elle recevait déjà les hommages des chrétiens du pays avant l'entrée des Maures en Espagne. A cette époque désastreuse, les chrétiens se voyant pressés par ces barbares, pour soustraire l'objet de leur culte aux profanations, cachèrent cette image entre les rochers, dans une grotte, où elle demeura inconnue plusieurs années, jusqu'à ce qu'il plut à la divine majesté de la tirer de l'oubli et d'ouvrir, par son moyen, une nouvelle source de grâces et de bénédictions pour toute la contrée. C'est du moins la manière plausible d'expliquer cet événement Elle nous est fournie par l'histoire même de ce pèlerinage. L'image trouvée dans la grotte fut placée dans la chapelle, qui existait déjà. A cette occasion la chapelle s'agrandit, les fidèles accoururent pour la vénérer ; et Marie, dont elle leur rappelait le souvenir, ne tarda pas à exciter et à récompenser, par les faveurs les plus signalées, la dévotion dont elle était l'objet. « Dès le principe, on avait construit à côté du sanctuaire de Mont-Serrat ou monastère de religieuses de Saint-Benoît. Ces vierges chrétiennes coulaient d'heureux jours sous la protection de leur reine ; elles célébraient ses louanges, imitaient ses vertus, et se disposaient par une vie austère et fervente à grossir le chœur privilégié qui l'entoure dans les cieux. Plus d'un siècle après, elles furent remplacées par des religieux du même ordre, sans doute, parce que le nombre des pèlerins qui venaient visiter la Vierge de Mont-Serrat demandait un grand nombre de ministres du Seigneur, toujours disposés à les recevoir et à leur prodiguer toute sorte de secours spirituels et corporels. Comme la célébrité de ce sanctuaire croissait sans cesse, on fut obligé de l'agrandir au XVIe siècle. Cette nouvelle église est un des chefs-d'œuvre dont se glorifie l'Espagne. Philippe Il contribua beaucoup à sa construction. Elle fut consacrée le 2 février 1562. Philippe III y fit de nouveaux embellissements en 1599. La statue de Marie y fut installée avec pompe le 11 juillet de cette année. Le prince voulut honorer la Mère de Dieu, ou plutôt s'honorer lui-même en assistant à cette auguste cérémonie. Au bout d'une rude montée on trouve un hospice destiné aux pèlerins. C'est là qu'on peut prendre quelques instants de repos et ranimer ses forces, et on parvient au bout de huit cents pas au cloître et à l'église. Ces deux bâtiments ne forment qu'un édifice situé sur une esplanade, au pied d'un rocher fort roide et tout environné de murailles. A l'entrée du cloître, on découvre les trophées de la puissance et de la bonté de Marie, quantité d'ex-voto et d'autres monuments qui attestent les faveurs qu'elle a départies dans ce sanctuaire. L'église est vaste, bien proportionnée, ornée de trois chœurs d'orgues et d'un autel remarquable par sa magnificence. La Vierge est sur cet autel. On-distingue assez facilement ses traits chéris à travers un treillis de fer doré sur lequel se lit cette inscription : PHILIPPE III, ROI CATHOLIQUE, A DEDIE CE MONUMENT A LA VIERGE-MERE, L'AN 1609. La Vierge, soit par l'effet de la vétusté, ou par le caprice de l'artiste, est de couleur sombre. Son regard est modeste et inspire la dévotion. Entre ses bras elle tient l'enfant Jésus. Aux deux côtés de l'autel paraissent deux tableaux, l'un de Philippe III, l'autre de son épouse. Ils semblent attester à la foule que la piété attire dans ce lieu, qu'ils s'estiment heureux d'être considérés comme les gardes de la Reine des cieux. Avant que l'Espagne eût éprouvé le fléau de la guerre, le trésor de Mont-Serrat renfermait des richesses inappréciables. Les peuples de nos provinces méridionales avaient rivalisé de zèle avec les Espagnols pour témoigner leur affection à cette Vierge. Quatre-vingts lampes d'or ou d'argent y étaient continuellement allumées. On y montrait une couronne qui, dans de grandes solennités, ornait le front de Marie, estimée un million d'or. L'église était desservie par une communauté de Bénédictins qui répandaient au loin la bonne odeur de Jésus-Christ. Dès le XIe siècle on y avait établi l'office perpétuel du jour et de la nuit, appelé laus perpétua. Le nombre des religieux, et plus encore leur ferveur, rendait cette tâche légère. On en comptait soixante-dix. Les pèlerins que la dévotion à la Mère de Dieu attirait ans ce sanctuaire de provinces fort éloignées, n'avaient point à se plaindre ou même à s'apercevoir du temps que les exercices de piété enlevaient à ces bons religieux. Grand nombre de frères étaient chargés de les accueillir et de leur prodiguer les soins les plus généreux. On y comptait régulièrement quatre ou cinq cents pèlerins par jour. Quelquefois même leur nombre s'est élevé jusqu’à cinq mille. Des grâces signalées et non interrompues récompensaient et entretenaient la foi des peuples. Mais que signifient ces cellules ou grottes qui semblent suspendues aux roches, et qui ornent d'une manière si pittoresque les flancs de la montagne ? Vous voyez des cellules d'ermites, où l'on ne monte que par des degrés taillés dans le roc. Elles sont occupées, pour l'ordinaire, par des hommes de qualité, qui, dégoûtés du monde, viennent chercher dans ces antres le repos de la solitude et les douceurs du commerce avec Dieu. Quelques-uns vivent dans la retraite la plus absolue ; d'autres permettent quelquefois aux étrangers de gravir jusqu'à leurs habitations. Les ermites de Mont-Serrat sont au nombre de douze, sous la dépendance de l'abbé du monastère, et sous la direction d'un religieux qui habite le premier ermitage, celui de saint Benoit. Ils s'engagent par vœu à ne jamais sortir de la montagne, et ils ne descendent au monastère que dans les grandes solennités, ou pour cause d'infirmité. Leur vie est des plus austères. Quelques légumes, du poisson, du pain et du vin font leur nourriture, et le jeûne l'assaisonne presque tous les jours. Leurs cellules n'ont qu'un seul étage, et l'exigence du site en a dirigé le plan. On y trouve tout ce qu'il faut pour nourrir la piété et soutenir les forces du corps : une petite chapelle où, les ermites s'entretiennent avec Dieu, une chambre dont le meuble principal est le modeste lit sur lequel ils prennent leur repos, une cuisine, une citerne, un jardin qu'ils cultivent de leurs mains, et, quand la localité le permet, une petite galerie où ils placent des fleurs qui leur partent à leur manière des beautés de l'auteur de la nature. Leur temps se partage entre les exercices de piété et de petits travaux qui, les délassant sans les fatiguer, leur permettent de reprendre bientôt leurs communications avec Dieu. Leur société se compose des oiseaux du ciel, qui se familiarisent tellement avec eux, qu'au moindre signe ils accourent de tous côtés pour prendre leur nourriture de leurs mains. Le sanctuaire de Mont-Serrat, après les troubles qui ont agité l'Europe au commencement de ce siècle, avait recouvré sa première splendeur, et les peuples venaient encore en foule solliciter Je la Vierge de nouvelles bénédictions. Les discordes intestines qui ont désolé dernièrement l'Espagne ont suspendu cet élan, dispersé les religieux et les solitaires qui habitaient la montagne sacrée, et fait cesser les louanges de Dieu et de Marie, qui, de ce lieu, s'élevaient nuit et jour vers le ciel. Demandons au Seigneur que les divisions s'apaisent, que des jours de paix se lèvent enfin sur le royaume catholique, que ses habitants reprennent, avec leur première ferveur, le chemin d'un sanctuaire où Marie désire si ardemment répandre ses antiques faveurs. Pour être complet, nous ajouterons ici un extrait rapide de la relation de Mathieu Olivier, de Toulouse, religieux profès de ladite abbaye de Saint-Benoît du Mont-Serrat, et de son vivant pénitencier des Français sur cette sainte montagne, d'après son ouvrage imprimé à Lyon en 1617, et qui est cité plus haut.

Source : BDV
Avertissement : ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. O tempora, o mores... cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.