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A voir : la Cathédrale d'Ajaccio

La cathédrale d'Ajaccio avait pour patron saint Euphrase évêque, l'un de ceux qui passèrent les premiers dans les îles pour y prêcher la parole du Dieu de mansuétude. Il n'est pas hors de vraisemblance, comme le dit la légende, que la charpente de la cathédrale eût été faite par de saints prélats. Durant les persécutions de l'arianisme, en 484, le roi vandale Unnéric, qui était arien, relégua en Corse les évêques orthodoxes, leur imposant la charge d'exploiter les forêts de l'île au profit de sa marine. Si ce furent ces évêques persécutés qui façonnèrent ou assemblèrent la charpente de la vieille église de Saint-Euphrase, cette église daterait d'un siècle après l'établissement du siège, selon l'Ordo ; sinon, la légende ne pourrait s'appuyer sur ce fait historique rapporté par Victor d'Utique. Mais l'Ordo pourrait bien avoir tort. Le document irrécusable le plus ancien est une épître de saint Grégoire le Grand, du mois d'août de l'an 600. Alors la Corse était une dépendance de l'empire d'Orient. Evandre, évêque d'Ajaccio (Adjacium), venait de mourir. Le pape prescrit dans cette épître la convocation du clergé et du peuple pour lui donner un successeur, tenu de se rendre à Rome, où Sa Sainteté l'examinerait et l'approuverait. Le siège d'Ajaccio a donc au delà de douze siècles et demi d'existence prouvée. Cette cité d'Adjacium était un peu plus enfoncée dans le golfe, et couvrait la partie de la côte qui s'étend de la chapelle de Sainte-Lucie au décrépit micocoulier si connu sous son nom corse de la Sciarabbola. Elle avait de vastes pâturages, une plaine d'une puissance de fertilité prodigieuse, le meilleur port de l'île. Mais alors les lois étaient un frein à peine senti ; de petits princes étrangers, et souvent de simples seigneurs du pays, s'arrachaient un pouvoir toujours chancelant. Les cantons sans fiefs n'étaient pas moins agités, car là où les manoirs crénelés des barons cessaient de paraître, on voyait s'élever les quinze tours des caporaux du peuple ou tribuns héréditaires, la plus grande plaie qui ait jamais affligé la Corse. Tout languissait au milieu des plus beaux éléments de prospérité. La foi seule était toujours vive. C'est en 1126 que le comte Polverello donna aux évêques d'Ajaccio ses terres du Frasso et d'Agosto qui formaient, dans la partie sud-est du golfe, une des plus riches possessions de l'île. Ajaccio, au moyen âge, n'était qu'une simple bourgade faiblement protégée par le château dont il existe encore des ruines nommées le Castel-Vecchio. Son église de Saint-Euphrase, citée dans un acte de 1192, où ce nom est écrit San-Frosi, était disparue sans qu'il en fût resté la moindre trace. II. Saint-Jean. Nous voyons dans un mémoire soumis à l'Académie des inscriptions, que des ruines découvertes sur l'emplacement de l'Adjacium étaient celles de l'église de Saint-Jean, « l'ancienne cathédrale, » ajoute le mémoire. Même opinion dans Germanes. On ne saurait douter, d'après les indications de la tradition et quelques traces de constructions anciennes, que nous avons été reconnaître au milieu d'un bouquet d'oliviers, près de la chapelle sépulcrale Pugliesi, qu'il n'y eût à une église appartenant à la période ogivale, et dont les quatre murs, sur pied jusqu'en 1757, étaient formés de belles pierres de taille que l'on employa dans la ville actuelle : elles servirent à élever, au-dessus de la porte bastionnée qui s'ouvrait du Carruggio dritto, à la place de l'Olmo, la tour de l'horloge, détruite depuis avec les murs d'enceinte. C'était la cathédrale des derniers temps de l'ancienne ville. Il nous est venu de cette église un crucifix de bois de poirier, nommé le Christo-Moro, à cause de La teinte bistre qu'il doit à l'action des siècles qu'il a traversés ; le Sauveur, dont la chevelure et la barbe sont d'une pureté classique, a le chef penché du .côté droit, les yeux clos, la bouche légèrement entr'ouverte ; les dents se voient un peu. C'est bien le sommeil du juste. Il a un mètre de l'épaule aux doigts des pieds. Ce crucifix est à San-Carlo, la nouvelle chapelle des pénitents de Saint-Jérôme, dont l'ancien oratoire servit de paroisse quelques années sous l'épiscopat de Mgr Doria. L'église de Saint-Jean était proportionnée à la population, par conséquent fort petite. Une statuette du saint précurseur Jean-Baptiste, qui vint aplanir les sentiers du Sauveur, ornait son portail. D'un travail médiocre, elle rappelle les pénates de bois ou d'argile d'autrefois. Cette statuette tout enfumée, qui domine les fonts de la cathédrale actuelle, a pu voir quinze générations passer devant elle. III. La Sainte-Croix. Une compagnie génoise, qui posséda d'immenses richesses et des flottes nombreuses, la banque ou office de Saint-Georges, posséda aussi des îles en toute souveraineté. Maîtresse de la Corse tout un siècle (1453 -1561), elle s'acquit des droits à la juste reconnaissance du pays par ses travaux de régénération. La couronne de roi de cette grande île commença de jeter quelque éclat, placée sur le caducée de la compagnie. Ajaccio, dont Saint-Georges estima de faire le pivot de sa puissance dans cette belle moitié de l'île, était bien déchu ; la tradition nous parle du mauvais air, et en effet, quoique bâti sur un mamelon, un picciol colle, le voisinage de l'Inferno et d'autres lagunes devait lui être funeste. L'histoire, de son côté, nous apprend que l'office de Saint-Georges voulut contenir les seigneurs de fief. Il fonda l'Ajaccio de nos jours sur une pointe qui s'avançait dans le golfe, à un kilomètre et demi plus en dehors. Le nouvel Ajaccio fut soustrait aux Gozzi de Cinarca, qui avaient leur fort sur le plus haut sommet du monte di Lisa. C'est un ouvrage des Titans plutôt que de l'homme ; il en reste une voûte ; si l'on y fouillait, on découvrirait peut-être une issue secrète vers le sud ou Sant-Antonio ; le fort avait un autre passage au nord-est par la gigantesque fissure. La nouvelle ville date de 1492, l'année même où le Génois Colomb découvrit l'autre hémisphère. Une cathédrale fut construite qui prit le nom de la Sainte-Croix. Ce nom seul est resté ; tout est muet d'ailleurs. La Sainte- Croix devait être une petite église, à en juger par les premières maisons qui n'ont pas toutes disparu. Il y en avait de deux sortes : le unes, que l'on appelait Case à terreno, se réduisaient à l'unique pièce du rez-de-chaussée ; les autres, dites Case à solajo, maisons des principaux citoyens dans ce temps de grande simplicité, avaient le rez-de-chaussée et une chambre au-dessus. L'office génois ceignit de murailles la nouvelle ville. La citadelle fut l'ouvrage de Paul de Termes, général de Henri II, depuis maréchal de France. Il fit également les bastions, qui furent démolis deux siècles plus tard, ainsi que les murailles, par ordre du premier consul. La cathédrale se trouvant alors (sous Henri II) enclose dans le terrain où le maréchal de Termes éleva la citadelle, fut sacrifiée et l'on dut penser à en construire une autre. Les murs d'une nouvelle cathédrale purent être poussés jusqu'à la hauteur de 1 mètre 25 centimètres. Tous les efforts se bornèrent là. On était au XVIè siècle. Alors en Corse le peuple n'était pas meilleur qu'autre part. Comme ailleurs il avait le cou roide, pour nous servir d'une expression biblique. Une bulle de Léon X, en 1516, réunit Bonifacio à l'archevêché de Gênes, les Bonifaciens ayant demandé de n'avoir plus rien de commun avec un troupeau aussi divisé que celui d'Ajaccio. Les évêques, qui s'en tenaient éloignés, n'y revinrent qu’en 1578. Le peuple, abandonné à lui-même, malheureux, découragé, ne fit rien pour l'église à peine commencée, et ne compta plus désormais que sur la Providence. La Providence y mit en effet sa main puissante. Un coup de mer poussa dans le beau golfe Ugo Buoncompagno, légat a latere de Pie IV à la cour de Madrid, au moment où, faisant route vers l'Espagne, il traversait les eaux de Corse. Le cardinal entra à Ajaccio, dont les habitants ne s'étaient pas encore relevés des malheurs de la dernière guerre de Sampiero d'Ornano, mais qui lui firent un accueil dont il fut touché. Devenu pape sous le nom de Grégoire XIII, les anciens de la ville, en 1582, année de la mort de Mgr Guidiccioni, se souvinrent de leur hôte, et résolurent d'aller lui demander au Vatican de ne pas remplir encore le siège, et d'en affecter les revenus à la construction de la cathédrale. Sa Sainteté venait de quitter les savants qu'elle avait réunis pour la réformation du calendrier ; son esprit fatigué avait besoin d'émotions douces. Elle reçut avec empressement les envoyés de Corse, qu'elle entretint avec bonté, et députa sur les lieux un vicaire apostolique, Joseph Mascardi, d'une famille d'excellents jurisconsultes de Sarzane, bon jurisconsulte lui-même, bien connu aussi dans les sciences ecclésiastiques, pour le gouvernement spirituel du diocèse privé de son pasteur, et spécialement pour y bâtir une cathédrale. Or, voici ce qui se passa. Laissons parler un sage évêque de Mariana : « Le pape Grégoire, dit ce prélat, avait annoncé à l'abbé Mascardi qu'après l'achèvement de l'église il le ferait évêque d'Ajaccio. Là arrivé, il estima, ainsi que l'assurent les diocésains, que les travaux traîneraient en longueur si on les exécutait selon les dessins des architectes, et, comme sa nomination à ce siége en eût été retardée, il réduisit les dimensions de l'édifice, non sans, y causer quelques imperfections. Dieu abrégea ses jours. » Mais, à sa mort, il était trop tard pour revenir à l'entière et fidèle exécution du plan apporté de Rome. Jules Giustiniani, un noble grec de l'Archipel, nommé au siège d'Ajaccio, s'occupa de cette œuvre avec tant de persévérance, qu'au bout de six ans il l'avait conduite à son dernier terme, nonobstant les empêchements de la fortune : Mgr Giustiniani acheta jusqu'à trois fois les marbres du portail, ses deux premières acquisitions ayant été la proie, l'une de la mer, l'autre des corsaires. La cathédrale, étant de la fin du XVIè siècle, appartient à l'époque de la renaissance. Ses voûtes sont de plein cintre ; le portail de marbre blanc, jauni par le temps, est de l'ordre ionique, avec des colonnes plates au fût cannelé. Nous n'avons sur son architecte que des données fort incertaines. On a conjecturé que ce fut Giacomo della Porta, architecte romain souvent employé par Grégoire XIII ; mais l'on n'a pu citer, pour appuyer cette conjecture, qu'un simple propos de salon. Sous l'épiscopat de Mgr Sébastiani della Porta, un homme d'esprit aurait dit chez un ancien préfet de la Corse : L'église de della Porta a été bâtie par della Porta. Une autre opinion plus commune, quelque peu hardie, comme il l'a semblé au premier moment, et que le Père J.-B. Rossi et le cardinal Fesch ont faite ou accréditée, veut que la cathédrale d'Ajaccio ait été construite sur un calque réduit de Saint-Pierre de Rome Le pape put avoir en effet l'intention de bâtir en Corse une petite basilique de Saint-Pierre, de même que les Romains d'autrefois aimaient à reproduire au dehors et sur des échelles qui se modifiaient diversement, selon les lieux, les amphithéâtres et les temples de Rome. Nous venons de voir que l'évêque expectant Mascardi osa tronquer le plan, quel qu’il fût : il amoindrit le vaisseau de l'église. Si cette église est véritablement une réminiscence de l'œuvre du Bramante, l'on y chercherait en vain une faible reproduction des magnificences de cette grande œuvre architecturale. Ajoutons que l'historien de la Corse qualifie la cathédrale de belle, et qu'également Mgr Delacroix d'Azolette, archevêque d'Auch, qui l'a visitée quand il était évêque de Gap, la trouva belle, « mais petite. » Très-petite (angusta e ristretta), ont dit depuis les missionnaires romains Altieri et Melia. Un talent spécial devrait étudier la cathédrale dans la vue de découvrir, par ce qui existe, ce que le pape Buoncompagno avait eu dessein de faire. Nous lui livrerions une remarque : la chaire en marbre, supportée par une colonne ornée d'une draperie rattachée tout autour, parut trop haute de 50 centimètres, lors de la visite épiscopale de novembre 1841. On a vérifié depuis que la colonne repose sur un piédestal de 55 centimètres entièrement enterré, ce qui ne devrait pas être, et si cela n'était point, la chaire se trouverait trop élevée de 1 mètre 05 cent. Il est probable qu'on lui avait donné cette hauteur en raison des dimensions plus grandes du premier plan de la cathédrale, et d'après les lois de l'acoustique appliquées à l'église telle que Grégoire XIII avait voulu qu'on la fit, et non telle qu'on l'a faite et que nous la voyons.

Source : BDV
Avertissement : ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. O tempora, o mores... cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.