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17/09/2019 19/09/2019 du 17/09/2019
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40€btn_voir
ryanairryanair Paris (BVA)
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16/10/2019 22/10/2019 du 16/10/2019
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Rome (CIA)
17/09/2019 24/09/2019 du 17/09/2019
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Bologne (BGY)
24/09/2019 26/09/2019 du 24/09/2019
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19/09/2019 10/10/2019 du 19/09/2019
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20/08/2019 02/09/2019 du 20/08/2019
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A voir : Cathédrale de Modène

La cathédrale de Modène s'élève sur la même place que l'hôtel de ville. Commencée en 1099, sons les auspices de la fameuse comtesse Mathilde, qui prodigua ses bienfaits à cette grande entreprise, et confia la construction aux talents de l'architecte Lanfranco. Cet édifice est digne d'attention. Le style du monument, quoique tenant un peu du gothique, surtout dans la partie supérieure de la seconde façade tournée du côté de l'archevêché, a cependant encore le vrai type lombard en usage dans l'ancienne Etrurie. Tous les murs extérieurs sont incrustés de marbre provenant de débris romains, et principalement de la démolition d'un temple de Diane; du' moins la tradition l'affirme.
Par une singularité unique, peut-être, des deux façades que possède cet édifiée, la plus étendue ne répond pas aux lignes de prolongation de l'église, mais leur est au contraire parallèle, et occupe sur la grande place toute la longueur de la petite nef de droite; elle se compose d'abord de douze arcades à plein cintre, indiquées seulement sur le mur et soutenues par de minces colonnes presque engagées dans la maçonnerie. Une petite corniche plate, espèce de listel, court entre ces colonnes, au-dessous des chapiteaux, et semble offrir un appui aux colonnettes et aux arceaux de trois fenêtres ouvertes dans le plein des grands arcs, et descendant plus bas que l'extrémité supérieure des colonnes. Cette disposition, toute singulière qu'elle soit, ne produit pas pour tant un effet désagréable é l'œil. Entre la quatrième et la cinquième arcade, en partant de la gauche, une petite porte est en castrée entre deux colonnettes exhaussées sur le dos de lions grossièrement sculptés, et tels qu'on en voit à San-Donnino et à Parme. Au-dessus, deux autres colonnes et un second arceau forment une espèce de tribune, ayant une niche au fond, et on ne lui voit aucune communication avec l'intérieur de la cathédrale, en sorte qu'on ne peut assigner à sa construction d'autre but que celui d'en faire un ornement. Après la septième arcade, vient encore une porte beaucoup plus grande, non par son ouverture, mais par ses colonnes et ses courbes s'en fonçant en retraits successifs ; si elles n'étaient pas demi-circulaires, elles auraient tous les caractères du gothique. Trois arceaux, avec balustrade, surmontent cette porte ; un toit à double pente les recouvre, et c'est de là que, probablement, tantôt on bénissait le peuple assemblé sur la place, et tantôt on fulminait les excommunications, cérémonie qui s'est conservé à Rome, où, tous les ans, le Pape bénit la ville et le monde du haut de la tribune extérieure à Saint-Jean de Latran. Des trois dernières arcades à droite, one, beaucoup plus svelte et placée au mi lieu, est percée d'une double fenêtre s'allongeant en ogive ; un fronton décoré de six colonnes toujours plaquées à la paroi et s'accourcissant en raison de l'inclinaison de la toiture, domine ces trois arcs. Cette partie de la façade n'arrive qu'à la moitié de la hauteur totale ; le surplus n'est qu'un grand mur sans ornementation que des contreforts soutiennent, et certainement il est plus moderne.
La seconde façade, moins large et voisine de l'archevêché, ressemble, quant à sa forme générale, à celle de Santo-Frediano de Lucques, laquelle est plus remarquable encore (Voy. LUCQUES). Pour éviter les répétitions, contentons-nous de dire que le bas de celle-ci a, comme la grande, des arcs pareils au nombre de six, qu'interrompt par moitié la porte du milieu, ayant toujours ses lions portant des colonnes et sa tribune, que le surbaissement de son cintre dénonce comme moins ancienne. Dans le haut, une immense rose à vitraux donne du jour à la principale nef, et fait pressentir l'approche d'un changement de style.
En face de la maison commune, le chevet de l'église se termine par les trois absides du chœur et des nefs latérales ; celle du milieu est d'un plus grand diamètre et plus élevée, et leur architecture tient davantage du pur byzantin que du lombard. Le campanile, un des plus hauts delà Péninsule et qui le cède à peine à la lourde Bologne, puisque la différence n'est que de quatre mètres, fut commencé, dit-on, en même temps que la cathédrale; cependant, quelque inhabile archéologue que nous soyons, nous ne pouvons admettre une telle opinion ; car il nous a semblé que l'aspect de ce clocher lui donne un démenti, si l'on peut s'exprimer ainsi. Carré, revêtu en marbre blanc, à six étages séparés par autant de minces corniches, il est d'une extrême élévation comparative ment à sa largeur, et ses légères proportions étaient hors des habitudes architectoniques de la Lombardie et de Byzance; mais on a la certitude que la pyramide octogone qui le termine et comprend les deux cinquièmes de la totale hauteur, ne fut achevée qu'en 1319 ; et là un autre style apparaît encore, ayant un grand rapport avec celui des flèches construites à cette époque. Il est donc probable que la' partie carrée de ce campanile date d'un temps mitoyen entre l'érection du temple et celle de la pyramide. C'est là que l'on conserve, attaché par une chaîne, le fameux seau dont la perte fit nature une si cruelle guerre, et que les Modénais recouvrèrent en 1325 à la bataille de Zappolino. Que de fois l'espèce humaine a prodigué son sang pour de futiles causes !
L'intérieur a trois nefs, séparées de chaque côté par huit arcades, mais disposées deux à deux et soutenues, au point de leur jonction, par une seule colonne sans base, Urée de temple de Diane. L'autre extrémité s'appuie à droite et à gauche sur de hauts piliers, montant jusqu'à la naissance de la voûte, dont la courbe tient le milieu entre le plein cintre et l'ogive; en sorte que ces huit arcs n'ont que quatre colonnes. Au-dessus, d'autres, formant galerie et très surbaissés, se subdivisent en trois arceaux, à courtes et massives colonnettes, ayant de lourds chapiteaux et à peine deux diamètres de longueur.
On monte au chœur par deux escaliers latéraux de dix-huit marches partant des petites nefs, et l'autel est lui-même élevé de sept. Une balustrade, égale en largeur à celle de la grande nef, règne en avant de ce chœur et garantit les officiants d'une chute sur le pave de l'église, situé à quatre mètres plus bas. En regardant cette singulière construction du plan inférieur, clic ressemble aux jubés que l'on voyait jadis dans quelques cathédrales.
Ce chœur, si exhaussé, est porté par quarante-huit colonnes de toutes sortes de marbres, qui, au-dessous de lui, soutiennent les voûtes d'une chapelle en apparence souterraine, quoiqu'elle soit presque de plain-pied avec les nefs, puisqu'il ne faut descendre que quatre marches pour y pénétrer; vaste, mais ayant trop peu d'élévation, elle occupe toute la profondeur de chœur et la largeur entière du monument. Les quatre premières colonnes placées à l'entrée de cette espèce de crypte, et lui servant de vestibule, sont d'une extrême singularité, et nous n'en connaissons pas qui leur ressemblent. Sur des lions, servant de piédestaux, on voit des figures humaines accroupies, courbées en avant, comme fléchissant sous le poids, et de leur dos s'élèvent des colonnes de grêles proportions, si on les compare à la grosseur des lions et des figures qui les supportent. Est- ce un emblème des peines imposées aux pécheurs et aux hérétiques? Une description ne donnera jamais une complète idée de cette partie de la cathédrale, et, si on l'avait osé, on se serait borné à dire qu'elle ressemble à une soupente établie au-dessus d'un rez-de-chaussée. Dans une chapelle latérale du chœur repose le duc Hercule Renaud, mort en 1803. Sa tombe, d'une médiocre exécution, est surmontée du portrait en médaillon du noble défunt.
Parmi les sculptures et les tableaux, il faut principalement remarquer la chaire, datant de 1322, regardée comme un des plus beaux spécimens de l'art à cette époque et de ses progrès. On a la comparaison sous les yeux en examinant des bas-reliefs plus anciens, encastrés dans toute la longueur du mur latéral voisin de la chapelle dédiée à la Vierge ; ils représentent la Cène de Jésus et des apôtres ; l'Apparition de Notre Seigneur à la Mère des Douleurs, belle composition exécutée sur les dessins de Guide Reni par Francesco Stringa ; la Vierge au milieu de plusieurs saints, ouvrage de Mattia Preti, surnommé le Calabrèse ; l'Ascension, de Lucca Ferrari; la Gloire de Marie, Par Dosso Dossi, artiste d'une grande célérité et qui sut donner à ses œuvres et à son style des formes si variées ; à la sacristie, la belle copie du Santo-Geminiano de Schedone, que l'on doit au pinceau de Lana ; enfin la Nativité de Jésus, en terre culte, chef-d'œuvre de Begarelli, précieusement conservé dans une niche fermée à clef et mis en place en 1521.
Les archives de cette cathédrale sont renommées et méritent de l'être par l'antiquité et le nombre des documents qu'elles possèdent, et de leurs diplômes royaux et impériaux, parmi lesquels il en existe plusieurs de Charlemagne. Elles conservent aussi, mais eu moindre quantité, des manuscrits en langue latine et italienne.

Source : BDV
Avertissement : ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. O tempora, o mores... cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.