Onglet Vol
HotelWeek end
Aller / Retour
Aller simple
Multi-destinations
Classe économique
Classe affaire
  • Compagnies aériennes
    auditées par la DGAC
  • Service après-vente
    domicilié à Paris
  • La confidentialité de vos données est garantie
  • Solution de paiement
    sécurisé par protocole SSL
  • Pas de vols sur des
    compagnies en liste noire
  • Garantie totale de
    l'APS en cas de défaillance
  • Les tarifs les plus bas à
    n'importe quelle période
  • Assurance annulation en cas de problème
  • L'offre vol sec la
    moins chère du marché

Nos garanties

Compagnies aériennes auditées par la DGAC

Service après-vente domicilié à Paris

La confidentialité de vos données est garantie

Solution de paiement sécurisé par protocole SSL

Pas de vols sur des compagnies en liste noire

Garantie totale de l'APS en cas de défaillance

Les tarifs les plus bas à n'importe quelle période

Assurance annulation en cas de problème

L'offre vol sec la moins chère du marché

Renseignements et réservations

08 92 88 89 49 **

Billets avion Île-de-France

Les tarifs aller retour les plus récents sur nos billets avion Île-de-France en class éco

CompagnieTrajetDate DépartDate RetourDatesTarif TTC
ryanairryanair Marseille (MRS)
Bordeaux (BOD)
27/08/2019 05/09/2019 du 27/08/2019
au 05/09/2019
38€btn_voir
ryanairryanair Marseille (MRS)
Bordeaux (BOD)
20/09/2019 23/09/2019 du 20/09/2019
au 23/09/2019
40€btn_voir
ryanairryanair Marseille (MRS)
Nantes (NTE)
15/10/2019 22/10/2019 du 15/10/2019
au 22/10/2019
40€btn_voir
ryanairryanair Marseille (MRS)
Bordeaux (BOD)
07/09/2019 11/09/2019 du 07/09/2019
au 11/09/2019
42€btn_voir
ryanairryanair Marseille (MRS)
Bordeaux (BOD)
15/10/2019 18/10/2019 du 15/10/2019
au 18/10/2019
42€btn_voir
ryanairryanair Marseille (MRS)
Nantes (NTE)
10/10/2019 14/10/2019 du 10/10/2019
au 14/10/2019
42€btn_voir
ryanairryanair Marseille (MRS)
Bordeaux (BOD)
05/10/2019 07/10/2019 du 05/10/2019
au 07/10/2019
44€btn_voir
ryanairryanair Marseille (MRS)
Nantes (NTE)
03/09/2019 17/09/2019 du 03/09/2019
au 17/09/2019
44€btn_voir
ryanairryanair Paris (BVA)
Beziers (BZR)
20/09/2019 22/09/2019 du 20/09/2019
au 22/09/2019
44€btn_voir
ryanairryanair Marseille (MRS)
Bordeaux (BOD)
07/09/2019 09/09/2019 du 07/09/2019
au 09/09/2019
44€btn_voir

A voir : Basilique de Saint-Denis

DENIS (SAINT-), en France. Cette jolie ville du département de la Seine doit son importance et son agrandissement à l'église bâtie en l'honneur des martyrs saint Denis, saint Rustique et saint Eleuthère, qu'une pieuse femme fit inhumer dans un champ qu'elle possédait en ce lieu, et qui s'appelait alors Catolacum ou Cadolagum, selon l'abbé Lebeuf. Ce territoire dépendait d'un gros village qui prenait son nom de saint Martin, de l'Estrée et de saint Marcel, évêque de Châlons. Sainte Geneviève, née à Nanterre, avait une grande dévotion au saint apôtre des Gaules, et elle fit augmenter l'humble oratoire élevé sur le tombeau des trois saints. Peu à peu l'abbaye de Saint-Denis ayant acquis une certaine importance, on y construisit une église, que plusieurs souverains pontifes vinrent visiter avec dévotion, en l'honneur des saints martyrs de la France. C'est là que fut déposés dans la suite la célèbre oriflamme sur laquelle nous allons donner une notice rapide. L'oriflamme était une bannière qui, sous les anciens rois de France, était portée pendant la guerre en tête de nos armées ; en temps de paix, elle était déposée dans l'église de Saint-Denis. Suivant la tradition, l'oriflamme avait été donnée par Dieu à Clovis. Le dépôt en était confié à l'église Saint-Denis, parce que saint Denis était le patron de la France. Plusieurs anciens auteurs écrivent auriflamme. On a différentes descriptions de l'oriflamme qui ne s'accordent point parfaitement entre elles. L'auriflamme, dit André Duchesne, cette bannière de vermeil toute semée de « fleurs-de-lys d'or, que l'on dit avoir été envoyée du ciel au grand Clovis. » Guillaume Guiart l'a décrite en ces termes dans son roman : Oriflamme est une bannière, Aucun poi plus forte que guimple, De cendal roujoiant et simple, Sans pourtraiture d'autre affaire. Un ancien inventaire de Saint-Denis en faisait cette autre description : « Etendard d'un sandal fort épais, fendu par le milieu en forme de gonfanon, fort caduque, enveloppé d'un bâton couvert de cuivre doré, et un fer longuet aigu au bout. » « C'était, dit enfin un auteur moderne, un étendard de taffetas rouge à trois pointes garnies de houppes vertes sans franges d'or, et suspendu à une lance de bois doré ou de bois blanchi. » On peut comprendre ces différentes versions : la bannière s'usait ; il fallait remplacer tantôt la lance, tantôt l'étoffe, et l'oriflamme changeait de siècle en siècle et se modifiait comme toutes choses, sans cesser cependant d'être elle-même. Dulaure émet l'opinion que c'était primitivement la bannière que les moines de l'abbaye de Saint-Denis portaient lorsqu'ils allaient à la guerre contre les seigneurs de leur voisinage. Lorsqu'une grande guerre était déclarée, le roi, avant son départ et après avoir communié à Notre-Dame, allait recevoir l'oriflamme des mains de l'abbé de Saint-Denis. Suivant divers témoignages, l'oriflamme était exposée au fond du chœur, au-dessus de la châsse des martyrs saint Denis, Rustique et Eleuthère ; suivant d'autres, elle était déposée dans un caveau où le roi descendait sans chaperon et ceinture. Après la messe et la bénédiction, le roi remettait la bannière consacrée au comte de Vexin, qui, dit-on, avait seul le privilège de la porter à la guerre, et qui prêtait serment de la défendre au péril de sa vie et de la rendre à l'église. Cependant nous lisons dans dom Millet qu'à la bataille de Rosbec, sous Charles VI, le chevalier de Villiers portait l'oriflamme. " Au commencement de cette bataille, dit-il, il faisait un tel brouillard que les combattants avaient peine à se reconnaître ; les Français s'entretuaient par méprise ; mais le chevalier de Villiers s'étant pris à élever fort haut l'oriflamme et à l'agiter dans l'air, le brouillard se dissipa comme de lui-même. On voit que l'oriflamme était à peu près pour la France ce que le palladium était pour les Troyens, ce que l'arche était pour le peuple d'Israël, ce que le caroccio était pour les villes républicaines de l'Italie au moyen âge. L'ancienne oriflamme aurait été tout à fait perdue, suivant une tradition, sous Philippe de Valois, pendant la guerre de Flandre. Nous venons de voir cependant qu'on en portait une sous Charles VI. Sous Charles VII, la cornette blanche devint la principale bannière de France. A Ivry, le panache blanc de Henri IV tint lieu de bannière. Au commencement de la révolution, telle était encore la popularité de l'oriflamme, que, le 14 juillet 1790, à la fêté de la confédération nationale, on vit un porte-oriflamme défiler dans la procession qui se rendit au Champ-de-Mars. Il était placé entre les députés des gardes nationales des quarante-deux premiers départements par ordre alphabétique et les députés des troupes de ligne. Cette nouvelle oriflamme était d'étoffe de soie bleue brodée en or. Après la cérémonie, elle fut suspendue au plafond de la salle de l'Assemblée nationale. Puisque nous parlons ici de l'oriflamme de Saint-Denis, qu'il nous soit permis de citer un autre extrait du Magasin pittoresque où sont passées en revue les principales bannières religieuses de France. « Bannières des églises. — La plus célèbre bannière religieuse est celle de Saint-Denis, nommée oriflamme ou oriflambe (quelquefois oriflour). L'on a dû écrire auriflamme, car ce mot vient primitivement du latin auri flamma, flamme d'or. Il est probable que cet étendard n'a pas été porté dans l'armée royale avant Louis le Gros ; car ce fut lui qui réunit à la couronne de France le comté du Vexin. La ville de Saint-Denis, ancienne suzeraine de l'île-de-France, eut dès lors le roi de France pour avoué (advocatus) et pour porte-bannière. Sur un des vitraux du transsept de Notre-Dame-de-Chartres, on voit Henry, seigneur de Metz, maréchal de France, recevant l'oriflamme des mains de saint Denis lui-même. Dans cette peinture symbolique, l'étendard saint n'a pas la forme consacrée, qui était celle d'un gonfanon suspendu transversalement au bois de la lance, et fendu en trois lambeaux. La bannière de saint Martin était celle du monastère de ce nom à Tours. Elle était toujours portée par les Comtes d'Anjou dans les guerres qu'entreprenait le monastère. Ils pouvaient aussi la porter par privilège dans leurs guerres privées, mais jamais contre lé roi de France. C'est à tort qu'on a confondu cette bannière avec la chape de saint Martin, simple peau de mouton que les rois faisaient porter dans une cassette comme sauvegarde à la guerre, mais non en étendard. L'histoire parle encore d'une autre bannière nommée de saint Maurice et de la légion thébéenne. Elle servit à Charlemagne dans la guerre d'Espagne, et fut, plus tard, envoyée par Hugues Capet, en présent, à Edelstane, roi d'Angleterre. Depuis ce moment la trace en est perdue. Enfin, on connaît une autre bannière de saint Pierre où de la sainte Croix. Le pape l'envoyait aux princes chrétiens qui formaient des expéditions contre les païens ou les hérétiques. On trouve des bannières de paroisses dans les représentations des processions remarquables de divers pays de France, telles que celles de la Ligue, de la châsse de sainte Geneviève à Paris (1694), de Notre-Dame-de-la-Garde à Marseille, etc. « Bannières des métiers. — Chaque métier avait adopté un saint pour patron, et en reproduisait ordinairement l'image sur la bannière. Les mineurs, et généralement tous les ouvriers qui travaillent les métaux, eurent pour bannière commune celle de saint Eloi. —Les meuliers, carriers, pierriers, plâtriers, maçons et couvreurs, ouvriers dont les états ont entre eux une certaine analogie, prirent pour patron saint Blaise. Maintenant les maçons fêtent l'Ascension. — Les potiers de terre et tuiliers, les jardiniers ou courtilliers avaient sur leur bannière l'image de saint Fiacre, le roi jardinier, avec sa bêche.— Les charpentiers, menuisiers, lambrisseurs, huchiers, bahutiers, et généralement tous ceux qui travaillent dans le bois, avaient pour patron saint Joseph. — Les vitriers, lanterniers, souffletiers, boisseliers, vanniers, nattiers, tonneliers, prirent, on ne sait pourquoi, saint Marc et son lion.— Les barbiers, testonneurs (coiffeurs), baigneurs et chirurgiens (car on sait qu'au moyen âge ces professions étaient réunies, et l'on connaît encore le barbier-chirurgien du village), saint Côme, qui était chirurgien.— Les brasseurs ou cervoisiers, saint Amand, on ne sait pourquoi.— Les meuniers, boulangers pâtissiers, et tous les gens de la pelle, saint Honoré avec la sienne.— Les chandeliers et les ciriers, saint Nicolas.— Les pelletiers, fourreurs, gantiers, mégissiers, maroquiniers, tanneurs et corroyeurs, saint Jean-Baptiste, probablement d'après la réflexion assez singulière qu'il s'habillait de peau dans le désert.— Les cordonniers, bottiers et patiniers, saint Crépin et saint Crépinien, qui étaient cordonniers de leur état.— Les teinturiers et lavandiers, saint Maurice, martyr et chef de la légion thébéenne.— Les tailleurs d'habits, sueurs ou couturiers, brayers (faiseurs de braies) et tous les gens de l'aiguille, sainte Luce, invoquée pour les maux d'yeux.— Les aumussiers, dominotiers, bonnetiers, chauciers ou chaussetiers, feutriers et chapeliers, saint Séver. — Les brodeurs, sainte Claire, invoquée aussi pour les maux d'yeux. — Les luthiers, sainte Cécile la musicienne. — Les tapissiers (fabricants de tapis), saint François.— Les cordiers, saint Paul, qui fut descendu avec des cordes dans un panier hors de la prison de Damas. — Les papetiers, imprimeurs, relieurs, libraires, imagiers, saint Jean-Porte-Latine.— Les bouchers, tripiers avaient pris le Saint-Sacrement, peut-être parce qu'il est, d'après l'Evangile, la chair de Notre-Seigneur.— Les tisserands et toiliers, l'Annonciation et Sainte Arregonde.— Les cardeurs, peigneurs, fileurs, retordeurs, tisserands en laine, foulons, tondeurs, friseurs et presseurs de drap, Notre-Dame. — Les fabricants d'étoffe de soie, tissotiers (rubaniers) 'et dorelotiers (passementiers), Notre-Dame-la-Riche. Les corporations ont été ainsi rangées sous leurs enseignes respectives ; d'après leurs statuts homologués aux XIVè et XVè siècles, et qui se trouvent dans les ordonnances des rois de France jusqu'en 1789. Bannières commémoratives bannières des villes. — Certaines bannières servaient à perpétuer la mémoire d'événements remarquables. De ce nombre est la bannière de Jeanne d'Arc, à Orléans. Les villes de la Flandre, particulièrement, avaient aussi leurs étendards, qui, pour la plupart, étaient ornés d'emblèmes civils ou religieux, conservés par la suite dans leurs armoiries ; telles étaient les bannières de Lille, qui était rouge, à la fleur-de-lis d'argent, de Valenciennes, au cygne d'argent. Ce cygne figurait aussi dans l'étendard de la ville de Boulogne, en mémoire du chevalier au cygne, fabuleux auteur de la race de Godefroy de Bouillon. On voit dans le Veprecularia, manuscrit qui offre la relation et la représentation des fêtes célébrées sous le nom de fêtes des rois de l'Epinette, à Lille, les bannières des différentes villes qui participaient à ces tournois de la haute bourgeoisie. On raconte une légende curieuse sur la consécration de l'église de l'abbaye. Un lépreux, fort connu dans le pays, voulant assister à cette importante cérémonie, se cacha dans une chapelle pour y passer la nuit et pour s'assurer d'être admis à cette fête dont il espérait quelque grâce pour sa guérison. Or, pendant son sommeil, il s'éveilla tout à coup : l'église était pleine de lumière, et Jésus-Christ lui-même en faisait la bénédiction, au milieu des anges qui chantaient les prières d'usage en cette solennité. Quand l'homme-Dieu eut terminé cette glorieuse dédicace, il s'approcha du lépreux et lui dit : « Demain, quand on viendra pour consacrer cette église, lève-toi et dis à l'évêque que cela n'est point nécessaire, que je l'ai bénie moi-même, et que les prières d'un mortel ne peuvent attirer en ce saint lieu plus de grâces que les paroles du Fils de Dieu : pour preuve de la vérité de ce que tu as vu, tu leur montreras que ta lèpre est guérie ». Puis il disparut. Le lendemain, le lépreux raconta au clergé les événements merveilleux de la nuit, et cette église sanctifiée par Jésus-Christ ne fut jamais consacrée par la main des hommes. Il y avait aussi à Saint-Denis une église de Saint-Jean, où les malades attaqués du mal de Saint-Jean (épilepsie) se rendaient dans la nuit du 23 au 24 juin, jour de la fête du saint précurseur du Messie. Quant à la célèbre foire du Landit, son origine remonte à la translation des instruments de la Passion, que Charles le Chauve fit, dit-on, venir d'Aix-la-Chapelle pour les déposer à Saint-Denis. Mais il est probable que ces reliques furent apportées de Constantinople ou de la Terre sainte à l'époque des croisades et vers le commencement du XIIè siècle, comme le prouve assez bien l'abbé Lebeuf. Cette foire était déjà en usage en 1146 ; cependant il faut remarquer que, comme presque toutes les foires de ce genre, elle dut son origine à un pèlerinage très-fréquenté. Nous allons maintenant désigner sommairement les reliques précieuses que possédait l'abbaye, d'après l'Histoire de l'abbaye de Saint-Denis, par dom Félibien, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur (1706). « En 1205, Philippe-Auguste reçut de Baudouin, empereur de Constantinople, plusieurs saintes reliques tirées de la chapelle impériale. Il les destina aussitôt pour l'église de Saint-Denis qu'il affectionnait particulièrement. On compte, parmi ces précieux monuments, un morceau considérable de la vraie croix ; des cheveux de Notre-Seigneur, de ses langes ; une des épines dont il fut couronné ; un fragment de sa robe de pourpre ; une côté de saint Philippe, apôtre, avec une de ses dents ». Ces reliques furent reçues avec un grand appareil dans l'abbaye. Trois évêques vinrent les visiter, et accorderont des indulgences à tous ceux de leurs diocésains respectifs qui viendraient les vénérer pendant un certain temps. Dans le trésor, on voyait un clou de la Passion, donné par Charles le Chauve ; un reliquaire appelé l'oratoire de Philippe-Auguste, contenant plus de trente reliques, dont les principales étaient : du sang et de l'eau sacrée qui découla du flanc percé de Jésus-Christ; de l'éponge qu'il a pressée de ses lèvres, de ses langes ; de sa robe de pourpre ; du lait de la sainte Vierge ; de sa robe ; des cheveux de sainte Madeleine ; de la myrrhe offerte par les mages ; un fragment d'un saint clou ; plusieurs ossements de saints et de saintes, etc.

Source : BDV
Avertissement : ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. O tempora, o mores... cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.

Vols vers les villes de la France