PEINTURES ET GRAVURES RUPESTRES DU SAHARA
Départ le moins cher :
1580
TTC
Désert de pierre et désert de sable, le magnifique Tassili N'Ajjer conserve les traces des premières civilisations sahariennes. Sur les pas d'Henri Lhote à la découverte des peintures et gravures rupestres...
Réf : ESC0011 - L'accompagnement par Hamid Métadjer, médiateur scientifique à la Cité des Sciences de Paris
- Une plongée intemporelle dans un univers préhistorique à plus de 2000 km d'Alger sur les traces de
l'explorateur français Henri Lhote.
- Les plus beaux sites de peintures rupestres du Sahara algérien, datées de plus de 12 000 ans.
- Un parc classé « réserve de l'homme
- Le transport aérien aller-retour Paris / Djanet, sur vols réguliers en classe économique
- L'accueil à l'aéroport et les transferts,
- Les transports sur place (véhicules 4X4),
- La randonnée sur le Plateau de Tassili, avec assistance d'ânes pour le portage,
- L'hébergement en bivouac « à la belle étoile » en pension complète (y compris l'eau potable),
- Les prestations des guides, âniers, cuisinier et accompagnateur durant le séjour,
- Une assurance assistance - rapatriement (voir les conditions dans notre contrat d'assurance).
- Le visa (environ 33 '),
- La tente (peut être louée pour 20 euros par semaine),
- Les frais d'entrée au Parc National du Tassili,
- Le hammam en option en fin de séjour,
- Les pourboires et autres dépenses d'ordre personnel, telles que les boissons non prévues dans les repas,
- Les éventuels excédents de bagages,
- L'assurance complémentaire facultative,
- Toute prestation non précisée dans "nos prix forfaitaires comprennent
Départ dans la nuit de Paris à destination de Djanet. Accueil à l'aéroport par un
accompagnateur local et transfert vers la dune de Tigharghart près de l'aéroport pour
un premier bivouac « à la belle étoile »
Matin : Visite de l'exceptionnelle gravure de « la vache qui pleure » située à une
vingtaine de kilomètres au sud de Djanet. Sur une paroi rocheuse de plusieurs
mètres, quatre boeufs s'apprêtant à s'abreuver sont gravés très profondément avec
des parties polies. Ce chef d'oeuvre en bas relief de plus de 12 000 ans fait partie dela période « bubaline », la plus ancienne de l'art rupestre saharien. Une promenade
dans les dunes environnantes conclura cette première approche de l'art rupestre.
Après-midi : Une visite du Musée du Tassili à Djanet permettra de découvrir la faune
et la flore sahariennes et d'approcher l'art et la culture Touaregs. Cette visite sera commentée par notre accompagnateur Hamid Métadjer.
Soir : Des véhicules 4x4 nous emmèneront jusqu'à la montée (ou l'Akba) de Tafilalet,
point d'entrée du plateau de pierres du Tassili N'Ajjer.
Dîner et nuit en bivouac « à la belle étoile » en bas de l'Akba de Tafilalet.
Les « + » de cette journée :
Archéologie : A Tigharghart, introduction aux techniques d'analyse des gravures
utilisées par les préhistoriens et notamment « la patine » qui permet de classer
chronologiquement des oeuvres d'une même paroi. L'étude de la stratigraphie des
terrains permet aussi de déterminer la chronologie des couches sédimentaires
empilées. Habituellement les couches du haut sont plus récentes que celles situées
plus bas. Dans les fouilles archéologiques, une coupe stratigraphique met
généralement en évidence des couches de couleurs et textures différentes contenant
des objets ou restes organiques sur lesquels on applique des méthodes scientifiques
de datation.
Chimie : Définition de la patine des gravures rupestres qui selon le chimiste italien
Mauro Cremaschi serait issue de la fixation par des bactéries de particules de
manganèse apportées par le vent. Ce processus de fixation demande des millénaires
pour s'accomplir. Ainsi, suivant son ancienneté, la tonalité d'une gravure passe
graduellement du chamois au gris, au brun, au marron foncé et au gris noir.
Culture et traditions : Découverte de la faune et de la flore du plateau du Tassili
N'Ajjer ainsi que des arts et traditions touaregs (habitats, bijoux, outils, costumes,
meubles,
Matin : Départ très tôt de la randonnée pour profiter de la fraîcheur, via la montée de Tafilalet d'un dénivelé de 600 m, pour atteindre le site de Tamrit situé à une altitude de 1700 mètres. En haut du plateau nous longerons des parois rocheuses couvertes de quelques peintures de boeufs en ocre rouge issus de la période préhistorique dite « bovidienne ».
Après-midi : Découverte de la vallée et d'immenses cyprès millénaires descendants
des cyprès néolithiques de l'ancienne forêt du Tassili N'ajjer. Ces arbres sont les
derniers témoins d'un passé humide du Tassili voilà plus de 12 000 ans. En 1957 et
1958, vingt sept cyprès de Tamrit ont été étudiés par Henri Lhote et ses équipiers
(hauteur, circonférence, faciès).
Soir : Dîner et nuit en bivouac « à la belle étoile » à Tamrit.
Les « + » de cette journée :
Archéologie : Approche des relevés réalisés par Henri Lhote et son équipe qui
consistaient en quatre opérations successives :
- faire directement sur le rocher étudié un calque des fresques observées ;
- teinter un papier de fond en fonction des couleurs de la roche ;
- reporter le calque sur ce papier après mise au point ;
- teinter les figures devant la fresque originale.
Retour sur les principales périodes de l'art rupestre saharien décrites par Henri
Lhote : période des têtes rondes et période bovidienne.
Botanique, écologie : Observation des cyprès millénaires (cupressus dupreziana)
dont le nombre, selon Lhote, serait limité à environ 200 spécimens répartis sur les
350 000 km2 du plateau du Tassili N'ajjer (plus de deux fois la surface de la Suisse).
Le « tarout » (nom donné au cyprès par les Touaregs) peut atteindre une hauteur de
16 m et une circonférence de 8,50 m. La longueur de ses racines peut dépasser les
dix mètres ! Son bois très compact est totalement insensible aux termites et aux
autres insectes.
Marche (environ) : Montée de Tafilalet : 4h de marche intense, Vers Tamrit : 2h
Matin : Départ pour le site d'In Itinene qui abrite des peintures de la période
historique du chameau (ou cameline) : dromadaires, chameliers, chasseurs, danseurs
ainsi que des scènes pastorales avec des vaches (période bovidienne). Henri Lhote y
observa également un grand nombre de sujets de la période des têtes rondes ainsi
que des meules plates accompagnées de tout petits broyeurs destinés à réduire les
ocres en poudre. Ce site remarquable pour son paysage ruiniforme fait partie de ces
ensembles grandioses de colonnes verticales, de piliers, de fûts ou de pans présents
tout au long de la piste.
Après-midi : Un passage par In Etouami permettra d'apprécier l'esthétique de ses
prodigieuses forêts de piliers et de ses colonnes et pans rocheux de grès pouvant
atteindre des dizaines de mètres de hauteur. In Etouami recèle aussi des peintures
de la période dite « bovidienne » et des « têtes rondes ».
Soir : Dîner et nuit en bivouac « à la belle étoile » à In Itinene.Tazarift)
Le nageur et l'archer (Tin Tazarift)(hauteur, circonférence, faciès).Soir : Dîner et nuit en bivouac « à la belle étoile » à Tamrit.
Les « + » de cette journée :
Archéologie : Approche des relevés réalisés par Henri Lhote et son équipe qui
consistaient en quatre opérations successives :
- faire directement sur le rocher étudié un calque des fresques observées ;
- teinter un papier de fond en fonction des couleurs de la roche ;
- reporter le calque sur ce papier après mise au point ;
- teinter les figures devant la fresque originale.
Retour sur les principales périodes de l'art rupestre saharien décrites par Henri
Lhote : période des têtes rondes et période bovidienne.
Botanique, écologie : Observation des cyprès millénaires (cupressus dupreziana)
dont le nombre, selon Lhote, serait limité à environ 200 spécimens répartis sur les
350 000 km2 du plateau du Tassili N'ajjer (plus de deux fois la surface de la Suisse).
Le « tarout » (nom donné au cyprès par les Touaregs) peut atteindre une hauteur de
16 m et une circonférence de 8,50 m. La longueur de ses racines peut dépasser les
dix mètres ! Son bois très compact est totalement insensible aux termites et aux
autres insectes.
Marche (environ) : Montée de Tafilalet : 4h de marche intense, Vers Tamrit : 2h
J4 : In Itinene - In Etouami
Matin : Départ pour le site d'In Itinene qui abrite des peintures de la période
historique du chameau (ou cameline) : dromadaires, chameliers, chasseurs, danseurs
ainsi que des scènes pastorales avec des vaches (période bovidienne). Henri Lhote y
observa également un grand nombre de sujets de la période des têtes rondes ainsi
que des meules plates accompagnées de tout petits broyeurs destinés à réduire les
ocres en poudre. Ce site remarquable pour son paysage ruiniforme fait partie de ces
ensembles grandioses de colonnes verticales, de piliers, de fûts ou de pans présents
tout au long de la piste.
Après-midi : Un passage par In Etouami permettra d'apprécier l'esthétique de ses
prodigieuses forêts de piliers et de ses colonnes et pans rocheux de grès pouvant
atteindre des dizaines de mètres de hauteur. In Etouami recèle aussi des peintures
de la période dite « bovidienne » et des « têtes rondes ».
Soir : Dîner et nuit en bivouac « à la belle étoile » à In Itinene.
Les « + » de cette journée :
Archéologie : Comparaison des chronologies des arts rupestres sahariens observés
(période des têtes rondes, bovidienne, du cheval, du chameau).
Chimie et physique : Nous aborderons les techniques de nettoyage utilisées
autrefois par l'équipe d'Henry Lhote pour raviver certaines peintures presque
invisibles et éliminer ainsi les poussières d'argiles accumulées depuis des millénaires.
L'opération consistait à laver la paroi (procédé reconnu dangereux aujourd'hui) et à
la tamponner avec des éponges végétales imbibées d'eau. Aujourd'hui les
conservateurs-restaurateurs du Laboratoire de restauration des monuments
historiques à Champs sur Marne (Val de Marne) nettoient des surfaces de grottes
ornées à l'aide de gommes abrasives, de scalpels, de paires de pinces fines, de
pinceaux souples, de coton-tiges imbibés d'eau, et de compresses imbibées d'eau
déminéralisée (ou d'une solution d'ammoniaque diluée à 3 ou 10% pour éliminer les
corps gras).
Marche (environ) : Tamrit / In Itinene - 1h15, In Itinene /In Etouami : 1h30 aller et
1h30 retour (facultatif)
Matin : Visite du site de Tin Tazarift pour découvrir notamment l'exceptionnelle
peinture du « nageur et de l'archer » qui s'étale sur une largeur d'environ 3 m et une hauteur de 1,50 m. Selon Henri Lhote, il s'agit de personnages à tête ronde de profil négroïde appartenant à la période des tête rondes évoluées. Cette fresque semble regrouper des éléments de pratique chamanique avec un personnage qui semble
flotter : médiateur entre sa communauté et le monde des esprits.
Après-midi : Continuation jusqu'au site de Tin Aboteka qui regroupe des peintures
illustrant des cavaliers sur des chars de guerre tirés généralement par deux chevaux
(période du cheval). Henri Lhote classifiera ces oeuvres dans la période des chars au
galop volant. Soir : Dîner et nuit en bivouac « à la belle étoile » à Tin Tazarif
Les « + » de cette journée :
Archéologie : Approche et comparaison des chronologies des arts rupestres
sahariens observés (période des têtes rondes, période bovidienne, période du cheval,
période du chameau).
Ethnologie : Il semblerait qu'avant et durant tout le néolithique, le Sahara était
peuplé par quatre grands groupes humains. Le premier serait formé de populations
noires, celles que l'on a dénommées «Têtes rondes», lesquelles évolueront vers les
Bovidiens mélanodermes (noirs). Un deuxième groupe pourrait correspondre aux
ancêtres des Peuls actuels. Le troisième groupe dénommé « les Protoberbères »,
dont la langue mère est l'afro-asiatique à laquelle appartient l'arabe et l'hébreu.
Enfin, le quatrième groupe, « les Bubalins » non identifiés à ce jour ont laissé des
traces sous la forme de gravures faisant partie de la période bubaline (la plus
ancienne).
Marche (environ) : In Itinene / Tin Tazarift - 1h15, In Itinene / Tin-Aboteka ' 1h
aller et 1h retour (facultatif)
Matin : Entrée dans le site de Sefar, véritable ville préhistorique étalée sur 1 km de long qui contient une quarantaine d'abris de peintures blondes, blanches ou noires. Henri Lhote y « baptisera » un certain nombre de places, de rues et même une
avenue dite « de la Dune ». Découverte des nombreux sites dissimulés du Sefar noir
pour y apprécier notamment le style de la période des têtes rondes de la peinture de
la « Dame noire » qui au même titre que le Grand Dieu du Sefar blanc, fait partie des
êtres masqués : images mythiques dotées de pouvoirs occultes. Ainsi « par le mythe,
l'homme trouve un exutoire aux mystères de la vie et de la mort, générateurs
d'angoisse, et il gagne en sérénité », explique Malika Hachid, préhistorienne
algérienne. Le Sefar noir regroupe également la célèbre fresque appelée « masques
nègres stylisés » par Henri Lhote. Ces trois masques sont situés dans un abris
dominant l'oued Sefar. Lhote trouvait une certaine analogie entre ces masques et
ceux que l'on retrouve encore en Afrique noire : bandeau frontal fait de bandes
verticales juxtaposées surmonté d'une calotte blanche. Le Sefar noir sera également
l'occasion de découvrir un point d'eau fraîche (guelta) dissimulé sous les rochers.
Après-midi : Découverte dans le « Sefar blanc » de la majestueuse fresque du Grand
Dieu de 3,25 m de haut qui porte des cornes et se tient debout les bras écartés. Un
vrai temple minéral où ce personnage est entouré de nombreuses figures dont une
antilope sur une surface de 30 m2 qui s'étale sur 16 m de long. C'est le guide Machar
Djebrine Ag Mohamed, dit Djebrine, qui fera découvrir ce personnage grandiose à
Henri Lhote qui assimila la scène de cette fresque à un culte de fécondité ou de la
maternité. « Manifestement il s'agit d'un art religieux réservé aux initiés », rapporte Malika Hachid, préhistorienne algérienne, spécialiste de l'art rupestre du Sahara. Soir : Dîner et nuit en bivouac « à la belle étoile » dans le Sefar.
Les « + » de cette journée :
Chimie et physique : Approche des pigments utilisés dans la préparation des
peintures rupestres. Les fresques étaient principalement réalisées à partir de
pigments ocre rouges et des blancs de kaolin. Les ocres rouges sont issues de
schistes (roches sédimentaires) dont la couleur rouge est liée à la forte teneur en
oxyde de fer (de 10 à 50%). Les blancs proviendraient du kaolin : roche argileuse
blanche et friable dont le principal constituant est le silicate d'aluminium. Selon lapréhistorienne française Ginette Aumassip, la préparation des peintures consistait à piler ces roches jusqu'à obtenir une poudre facilement miscible avec des substances
servant de liant comme le lait, le miel, la sève, le sang ou l'urine.
Marche (environ) : Tin Tazarift / Sefar - 1h15, Visite du Sefar Blanc - 2h30
Matin : Départ tôt le matin vers le site de Tan Zoumaïtak au sud ouest de Sefar qui
abrite des peintures rupestres exceptionnelles de la période historique des « têtes
rondes ». En 1956, Henri Lhote y établira son premier camp de base et débutera ses
relevés. Le site de Tan Zoumaïtak contient notamment des grands personnages
peints à l'ocre jaune, le corps et la chevelure ponctués de blanc, des mouflons de
grande taille en blanc et ocre violacée, des animaux blancs cernés d'ocre jaune. Puis
continuation jusqu'au « grand canyon » : gigantesque lézarde dans un plateau
rocailleux exhibant ses impressionnants dénivelés dans un à-pic de 700 m.
Après-midi : Cette demi-journée libre sera consacrée aux retours d'expériences. Les
plus curieux pourront redécouvrir la vallée des cyprès millénaires ou les peintures
bovidiennes de Timinzezine à deux pas de Tamrit.
Soir : Dîner et nuit en bivouac « à la belle étoile » à Tamrit.
Les « + » de cette journée :
Ethnologie : Nous écouterons en soirée des contes et légendes touaregs racontés
par notre guide, notre cuisinier et nos âniers.
Chimie et physique : Approche de l'analyse au Carbone 14 : méthode scientifique
d'estimation de l'âge qui permet de dater avec précision les dépôts organiques que
l'on peut trouver dans le sol des sites rupestres. Henri Lhote explique ainsi comment
il effectuait des sondages à la base d'abris sous roche contenant des fresques. Cette
opération ayant pour but de récolter des charbons de bois enfouis profondément
sous terre afin de les soumettre à l'analyse par la méthode du Carbone 14. D'autres
méthodes scientifiques moins connues sont utilisées pour dater des oeuvres d'art, des
fossiles, des débris organiques ou des objets enfouis. Citons pour exemple la
méthode radioactive U-Th qui consiste à mesurer dans les fossiles les teneurs en
uranium et en thorium grâce à un radiomètre d'ondes électromagnétiques dites
« alpha ». De son côté la méthode de datation « argon-argon » est fondée sur la
décomposition radioactive du potassium en argon.
Marche (environ) : Sefar / Tamrit ' 3h
Matin : Nous entamerons la descente vers Djanet en empruntant de nouveau la
pente de l'Akba Tafilalet.
Après-midi : Une douche nous sera proposée à Djanet afin de récupérer en douceur.
Pour les adeptes du raffinement et de l'écoute du corps, il sera possible de faire une toilette dans un hammam très simple (en option). Puis, nous terminerons par la visite des ksour : ensembles d'habitations fortifiées très typiques dans toute la région du Maghreb.
Soir : En fonction des horaires de vol, dîner et début de nuit en bivouac « à la belle étoile » ou chez l'habitant. Puis transfert dans la nuit vers l'aéroport de Djanet.
Les « + » de cette journée :
Histoire et architecture : Djanet est composée de trois ksour médiévaux d'une
centaine de maisons qui s'étendent le long de l'oued Edjéréou (« la mer ») :
Azellouaz au nord, El Mihan et Adjahil au sud. Chacune de ces constructions fortifiées contient une cour entourée de une à cinq chambres munies de petites ouvertures gages d'une ventilation et d'un éclairage optimal. Edifiés il y a dix siècles, les ksour situés dans les hauteurs garantissaient une surveillance des jardins de la palmeraie située en contrebas tout en évitant les crues de l'oued. Aujourd'hui, la production des palmiers d'environ 30 000 spécimens et des jardins assure la survie des habitants de Djanet (« Kel Djanet »). Le ksar d'Azzelouaz aurait été fondé au XVIème siècle par la dynastie des « Imanans » (les ressuscités). Originaires du Fezzan et de Ghat (actuelle Libye), les Imanans s'installèrent d'abord au Soudan puis au pays des Ajjer (région de Djanet) vers le XVIème siècle. Le sultan Imanan dit Goma fut déchu en 1660 par une coalition de Touaregs Ajjer et d'une partie de la tribu touareg des Oraghen originaires du Niger et conduits par leur chef dénommé Biska. Durant les années 60 et du fait de la sédentarisation imposée par l'Etat algérien, une grosse partie des habitations des ksour a été abandonnée pour des logements plus spacieux situés au niveau de l'oued. En 2008 la Direction de la culture du gouvernement algérien a engagé un programme de restauration et de réhabilitation de ces ksour afin de créer notamment des hébergements touristiques labellisés (maisons d'hôtes, gites d'étape).
Marche (environ) : Tamrit / descente de Tafilalet ' 4h
NB : Cet itinéraire est donné à titre indicatif : selon les conditions météorologiques,
les contraintes opérationnelles ou un événement d'intérêt ponctuel, votre guide
pourra le modifier pour votre sécurité et le bon déroulement du séjour. L'ordre des
étapes de ce circuit peut également être inversé en fonction des horaires variables
des lignes aériennes.